Kinshasa, 12 octobre 2026 (ACP).- L’importance du changement de la Constitution a été expliquée aux partisans de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), par un député provincial, lors d’un rassemblement populaire tenu dimanche à Matete, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« Il est important que nous puissions comprendre que (…) la souveraineté appartient au peuple. Ce sont les Congolais qui doivent décider de tout changement. Raison pour laquelle nous avons tenu à réunir aujourd’hui deux cellules de l’UDPS ici à Matete, notamment Vivi et Batende », a déclaré Diyabanza Mwananene, député provincial de Kinshasa.
« Car la Constitution que nous avons aujourd’hui constitue un frein pour le pays. Elle a été faite dans l’intérêt des Rwandais. Le Président ayant compris cela, il a tenu à doter les Congolais d’une Constitution qui sera en leur faveur », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir que le peuple, souverain primaire, reste seul habilité à choisir ses dirigeants par les élections.
Cependant, l’élu de Matete a défendu le dialogue et la lutte politique pacifique comme moyens de conquérir et d’exercer le pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), tout en rappelant aux partisans que l’UDPS a mené 37 ans de combat sans recourir aux armes.
« Nous avons combattu pendant 37 ans pour accéder au pouvoir aujourd’hui sans toucher aux armes. Notre combat était basé sur les idées et non sur la violence. En effet, nous avons compris que, pour changer la Constitution, il faut en parler avec le peuple. Il faut communiquer avec lui sur l’importance de ce changement, qui commencera par le dialogue tel que convoqué par le Président de la République », a-t-il renchéri.
M.Diyabanza a également appelé les Congolais à privilégier le dialogue et à défendre l’intégrité du pays face à la situation sécuritaire, notamment après la chute de Goma, tout en réaffirmant son soutien à Félix Tshisekedi, dont il estime que la victoire électorale de 2023 a été décidée par le peuple.
Dressant le bilan du Chef de l’État, en citant la construction des routes, des ponts, des universités, le développement des aéroports, la gratuité de l’enseignement de base et celle de la maternité. Selon lui, ces réalisations témoignent de la capacité de la République démocratique du Congo à progresser et à améliorer les conditions de vie de sa population.
« Depuis que j’habite à Matete, les routes étaient en mauvais état. Il n’y avait personne pour les construire. Celles que nous voyons aujourd’hui sont l’œuvre du Président Félix Tshisekedi. Il a plu hier, il pleut aujourd’hui. Pourtant, malgré la pluie, je marche sur du béton sans avoir peur », a souligné le député provincial.
Sur le plan politique et sécuritaire, l’orateur a évoqué les accords entre la RDC et les États-Unis, estimant qu’ils doivent être compris comme des engagements de l’État, au-delà des individus et des régimes politiques.
Il a également critiqué l’ancien Président Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir violé la Constitution en retardant les élections de 2016 à 2018, prolongeant ainsi son maintien au pouvoir de deux ans. Il a dénoncé les violences survenues durant cette période et contesté la légitimité de Joseph Kabila à invoquer aujourd’hui le respect de la Constitution. ACP/ O. / MB./RS

