Kinshasa: plus de 25.000 naissances enregistrées en 2025 à Kimbanseke

 Kinshasa, 11 février 2026 (ACP).-  Vingt-cinq mille six cent soixante-huit (25.668) naissances ont été enregistrées durant l’année 2025 au bureau de l’État civil de Kimbanseke, une commune de l’est de Kinshasa en République démocratique du Congo, contre 20.124 en 2024, a-t-on appris mercredi de source administrative.

« Nous avons enregistré 25.668 naissances durant l’année 2025 contre 20.124 en 2024. Cette augmentation est due à la campagne que nous avons organisée au mois de juin 2025 pendant deux mois. L’enregistrement était gratuit pour tous les enfants mineurs ayant dépassé le délai légal », a déclaré Louise Diebanza, préposée et cheffe de service de l’état civil de Kimbanseke.

Selon elle, cette campagne a bénéficié de l’appui des partenaires belges de la ville de Bruxelles, qui ont pris en charge les ordonnances nécessaires pour l’enregistrement tardif des enfants. Outre l’enregistrement des naissances, la campagne a également servi de cadre de sensibilisation sur l’importance de l’enregistrement des mariages civils et des décès.

« C’est ce qui a permis à beaucoup de parents de venir régulariser la situation administrative de leurs enfants. Bien que la gratuité concernait uniquement les naissances des enfants mineurs hors délai, nous avons profité de cette période pour sensibiliser aussi sur les mariages et les décès », a ajouté la préposée et cheffe de service de l’état civil de Kimbanseke.

Mme Diebanza a fait savoir que les activités de sensibilisation ont été menées dans les 46 quartiers que compte la commune, notamment dans les écoles et les églises.

« Nous avons expliqué à la population l’importance juridique de ces documents. Beaucoup ignorent que les actes de naissance, de mariage et de décès sont des documents légaux qui protègent les citoyens. Par exemple, en cas de décès d’un époux, l’acte de mariage protège la veuve ou le veuf lors du partage des biens », a-t-elle indiqué.

Concernant l’enregistrement des décès, elle a reconnu que les chiffres restent faibles en raison du manque d’engouement de la population.

« En réalité, il y a plus de décès que ceux enregistrés. Mais comme les morgues n’exigent pas systématiquement l’acte de décès pour la restitution des corps, beaucoup de familles ne voient pas l’importance de ce document », a-t-elle déploré.

Elle a, à cette occasion, lancé un appel à la population pour qu’elle se procure ces documents dans les délais prévus par la loi, avant d’inviter l’État à multiplier les campagnes de sensibilisation afin d’amener la population à comprendre l’importance de ces documents administratifs.

« Ces documents sont délivrés une seule fois dans la vie. Lorsqu’on dépasse le délai, il faut recourir à un jugement supplétif, ce qui entraîne des pénalités et des amendes. Pourtant, lorsqu’on respecte le délai légal, les actes de naissance, de mariage et de décès sont gratuits. Seuls les frais d’enregistrement sont exigés », a-t-elle conclu. ACP/UKB

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