Kinshasa : un nouveau-né retrouvé mort au quartier Bikanga dans la commune de Kisenso

Kinshasa, 4 mars 2026 (ACP).- Un nouveau-né abandonné par sa mère atteinte des troubles mentaux a été retrouvé mort mercredi au quartier Bikanga, à Kisenso, une commune du centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source humanitaire.

« A Kisenso gare, au quartier Bikanga, un drame bouleversant s’est produit. Une femme connue dans le quartier pour ses troubles mentaux aurait abandonné un nouveau-né, malheureusement déjà sans vie, avant de prendre la fuite. La scène a profondément choqué les habitants, d’autant plus que cette femme est bien connue dans les environs pour errer seule dans les rues, sans soutien ni encadrement », a déclaré Destin Mavinga, secouriste de la Croix-Rouge/Kisenso.

 « Selon les témoignages recueillis sur place, cette femme ne disposerait d’aucun accompagnement familial ni d’assistance médicale. Livrée à elle-même, elle vivait dans une grande précarité, exposée à toutes sortes de dangers. Les riverains, alertés par la situation, ont immédiatement contacté les autorités locales, qui se sont rendues sur les lieux afin de constater les faits », a-t-il ajouté, précisant que la Croix-Rouge a procédé à l’évacuation du corps pour l’enterrement au cimetière de Lunda.

M. Mavinga a indiqué que ce drame soulève une fois de plus la question de la responsabilité collective face aux personnes vivant avec des troubles mentaux et abandonnées dans la rue.

« Beaucoup dénoncent le comportement d’hommes qui profiteraient de la vulnérabilité de ces femmes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agirait pas uniquement de personnes marginalisées, mais aussi d’hommes apparemment ordinaires, qui posent des actes graves et irresponsables », a-t-il déploré.

« Au-delà de l’émotion et de l’indignation, cette situation interpelle la société toute entière. Il devient urgent de renforcer la protection des personnes atteintes de troubles mentaux, de lutter contre les abus dont elles sont victimes et de mettre en place un encadrement social et médical adéquat », a conclu le secouriste.

ACP/UKB

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