Kinshasa, 21 juillet 2026 (ACP).- Le projet » Un potager chez soi « , une initiative d’éducation agricole familiale destinée à renforcer l’autonomie alimentaire des ménages, a fait l’objet d’une formation organisée mardi à Gombe, une commune du nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« Cette formation porte sur le projet +Un potager chez soi+, une initiative d’éducation agricole familiale destinée à renforcer l’autonomie alimentaire des ménages. Il s’agit d’une formation essentiellement pratique », déclaré Mi-José ebekumu, ingénieure agronome, coordonnatrice de l’ONG Nouvelle génération pour nos communautés (Nogecom).
D’après Mme Ebekumu, les participantes apprendront directement sur le terrain les techniques de mise en place et d’entretien d’un potager hors sol. « Tout le matériel nécessaire sera disponible pendant les séances afin de leur permettre de pratiquer chaque étape », a-t-elle précisé.
De son coté, Gabrielle Pero, chargée du projet au sein du Forum des femmes pour la gouvernance des ressources naturelles (FFGRN), a fait savoir que cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la lutte contre l’insécurité alimentaire des femmes et des filles de Kinshasa.
« Le forum de femmes pour la gouvernance de ressources naturelles en partenariat avec african women’s dévelopment fund mettent en œuvre le projet + Un potager chez soi + afin de promouvoir la sécurité alimentaire et l’autonomisation économique des femmes à travers l’agriculture écologique. Il offre des formations sur les cultures locales, la mise en place de potagers domestiques, ainsi que le renforcement des compétences en permaculture et en entrepreneuriat agricole », a-t-elle dit.
Mme Pero a expliqué que les incursions des miliciens Mobondo, responsables de tueries, de violences sexuelles, de mutilations et de pillages dans les provinces du Maï-Ndombe, du Kwilu et dans les périphéries de Kinshasa, ont provoqué une insécurité grandissante.
« Cette situation a entraîné des déplacements massifs de populations, aggravant la précarité des femmes et des enfants qui dépendaient de l’agriculture et du petit commerce pour leur subsistance », a-t-elle dit.
« Par peur d’être tuées, violées ou enlevées, de nombreuses femmes paysannes de la périphérie de Kinshasa ne se rendent plus dans leurs champs. Cette situation entraîne une baisse de la production agricole, la rareté des denrées alimentaires, la hausse des prix et une aggravation de l’insécurité alimentaire », a poursuivi Mme Pero, avant indiquer que face à cette situation, le FFGRN entend accompagner les femmes dans la mise en place de potagers, aussi bien sur sol que hors sol.
« Les objectifs sont d’initier les femmes aux techniques de cultures locales hors sol et de renforcer leur autonomie financière grâce à l’entrepreneuriat agricole », a conclu Mme Pero. ACP/B/M

