Kinshasa, 1 octobre 2026(ACP).- Le renforcement de l’enseignement de la traduction à tous les niveaux, du primaire à l’université, a été recommandé mercredi à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée mondiale de la traduction célébrée le 30 septembre de chaque année.
« Il faut enseigner la traduction à tous les niveaux, dès l’école primaire, secondaire jusqu’à l’université. Nous ne devons pas seulement développer les langues étrangères comme l’anglais, le portugais, l’espagnol, le mandarin et l’allemand. Nous devons aussi revaloriser nos quatre langues nationales : le swahili, le tshiluba, le lingala et le kikongo », a déclaré M. Mubenga Kajingulu, responsable de l’École de traduction de l’UPN.
Il a, par ailleurs, pris l’exemple de l’Afrique du Sud, qui compte onze langues officielles, où chacun s’exprime au Parlement dans la langue qu’il maîtrise.
« Nous ne devons pas avoir honte de parler nos langues nationales. Avec l’ordinateur et l’intelligence artificielle, il faut développer des termes appropriés pour que les messages soient compris », a-t-il ajouté.
Selon M.Mubenga , le traducteur doit d’abord lire et comprendre le texte source avant de le transférer à l’audience cible. Un bon traducteur doit développer la compétence communicationnelle et maîtriser la pragmatique.
Le thème choisi cette année à l’occasion de la journée mondiale de la traduction est : « Diversité linguistique et droits linguistiques : le pouvoir d’être compris ». ACP/Ki /MaMaI§Is/ NzS

