Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP).- L’organisation «urgente» des états généraux du secteur des motocyclistes de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été sollicitée vendredi, auprès du ministre provincial des Transports et Mobilité urbaine pour dresser un état des lieux du secteur, a-t-on appris de source associative.
«Nous demandons au ministre des Transports et Mobilité urbaine, Jésus Noël Sheke, l’organisation urgente des états généraux du secteur de transport des motocyclistes. Il est essentiel d’inviter toutes les associations, sans exclusion, afin de faire un état des lieux complet et d’écouter toutes les réalités du terrain», a déclaré Sébastien Kasongo, président national de la Fédération nationale des associations des motocyclistes taximen du Congo (Fenamo-RDC).
«Dernièrement, seules quelques associations ont été consultées. Pour avancer, il faut une approche inclusive et participative», a-t-il ajouté.
Il a, par ailleurs, soulevé les difficultés persistantes sur le terrain.
«Les taxes de stationnement, d’identification et de recensement existaient déjà depuis l’année passée, mais aucun changement concret n’a été observé. Malgré ces paiements, les motocyclistes continuent d’être arrêtés et sanctionnés pour mauvais stationnement, sans qu’aucun espace clair ne soit prévu pour exercer leur activité. Où devons-nous stationner si nous payons une taxe de stationnement?», s’est-il interrogé.
Le responsable associatif a insisté sur la position des motocyclistes qui sont disposés à payer ces différentes taxes en exigeant de la transparence, de la clarté et un cadre légal bien défini.
Selon lui, ces taxes ayant été suspendues par une décision écrite, une notification officielle écrite pour leur remise en vigueur est nécessaire.
«Avant toute application, une concertation est importante afin de déterminer clairement quelles taxes doivent être appliquées et sur quelle base juridique», a-t-il poursuivi.
M. Kasongo a, en outre révélé que le secteur des motocyclistes compte jusqu’à 13 types de taxations.
«Il est impératif de clarifier celles qui sont légales et officiellement reconnues. Nous ne refusons pas nos obligations, mais nous demandons un système juste, transparent et organisé. À travers les états généraux, identifions clairement les taxes officielles, leur cadre juridique et leur application sur le terrain. Sans cette clarté, certains risquent de profiter de la confusion pour imposer des taxes illégales», a-t-il conclu
Le Ministre provincial en charge des Transports et Mobilité urbaine, Jésus-Noël Sheke a, au cours d’une réunion d’information tenue le 24 mars 2026 à l’attention des bourgmestres, annoncé la levée de la mesure suspendant les opérations de collecte de la taxe de numérotation des moto-taxis. Acp/ODM

