Bogota: un Congolais réélu vice-président de la Fédération internationale des Droits humains 

Kinshasa, 1er novembre 2025 (ACP).- Un défenseur des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (RDC) a été réélu, vendredi, vice-président de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), lors de son congrès à Bogota, en Colombie, en Amérique latine, a appris samedi l’ACP de source associative.

« Au congrès de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), qui s’est tenu en Amérique latine, à Bogota, et qui a pris fin ce vendredi 31 octobre 2025, je viens d’être réélu en qualité de vice-président de cette institution pour un mandat de trois ans. C’est encore l’Asadho et la RDC qui sont honorées», a écrit Me Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), sur les réseaux sociaux, avant de remercier tout le monde qui a soutenu sa candidature.

Selon d’autres sources, ce congrès international de la FIDH a rassemblé des représentants des organisations de défense des droits humains venus des quatre coins du monde.

« Me Katende a su convaincre ses électeurs grâce à un discours éloquent et passionné, réaffirmant son engagement indéfectible pour la protection et la promotion des droits humains à l’échelle mondiale », ont relevé ces sources.

Et d’ajouter: « Sa réélection témoigne de la reconnaissance internationale de son expertise et de son dévouement sans faille à la cause des droits fondamentaux. Sous sa vice-présidence, la FIDH continuera à œuvrer avec détermination pour défendre la justice, la liberté et la dignité humaine partout où elles sont menacées ».

 Qu’est-ce que la FIDH ?

La FIDH a la vocation d’agir concrètement pour le respect de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, les droits civils et politiques, mais aussi les droits économiques, sociaux et culturels.

La FIDH fédère aujourd’hui 141 ligues dans 100 pays qui coordonnent et soutiennent leurs actions et leurs apportent un relais sur le plan international. Elle est, à l’instar des ligues qui la composent, non-partisane, non-confessionnelle et indépendante de tout gouvernement mais qui protège les défenseurs des droits de l’Homme et mobilise la communauté internationale en faveur de la reconnaissance de leur rôle et de leur nécessaire protection.

Par ailleurs, cette fédération des ligues de droits humains soutient quotidiennement les victimes de torture, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en les accompagnant tout au long de leurs démarches judiciaires. Elle a aussi contribué de façon significative à la création de la première Cour pénale internationale permanente, entrée en vigueur le 1er juillet 2002.

En outre, la FIDH effectue un travail de publicité et un lobbying permanent auprès des instances intergouvernementales et met en place des missions d’enquête et d’observation judiciaire, et des programmes de formation des militants des droits de l’Homme.

Grâce à ses études, la FIDH a démontré que la peine de mort est appliquée universellement de manière injuste et discriminatoire, qu’elle est prononcée dans des conditions incompatibles avec les principes du procès équitable et qu’elle constitue une forme de torture incompatible avec le droit au respect de la dignité humaine.

 ACP/UKB

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