Justice : l’emprise d’une société d’électricité dans une commune, objet d’un échange à Kinshasa 

Kinshasa, 1er septembre (ACP).– L’emprise de la Société nationale de l’électricité (Snel) dans une commune à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a fait l’objet, lundi, d’un échange entre le ministre de la Justice et le directeur général de cette société publique, selon une note consultée mardi par l’ACP. 

« Nous avons échangé avec l’autorité sur deux aspects: la légalité, mais aussi la voie de la sagesse. Nous avons exposé les raisons techniques et les questions de sûreté qui pourraient mettre en danger les personnes vivant sous ces emprises », a indiqué Teddy Lwamba,  directeur général de la Snel, cité par la cellule de communication du ministre de la Justice.

« Une commission sera mise en place pour examiner la situation des habitations construites sur les emprises de la Snel à Bandalungwa, une commune de Kinshasa, à l’issue d’une séance de travail tenue lundi entre Guillaume Ngefa, ministre d’État en charge de la Justice et une délégation de cette entreprise publique conduite par le professeur Lwamba, son directeur général (DG) », a ajouté la même source.

« Les habitants de Bandalungwa étaient venus me voir, pour me dire qu’ils étaient dans leurs droits. Voilà pourquoi nous voulons comprendre non seulement l’historique de la pose des pylônes et de la ligne à haute tension, mais aussi la légalité de l’action envisagée par la Snel », a déclaré pour sa part,  le ministre d’Etat de la Justice, cité par la source.

Le Ministre d’État avait assuré que le dossier serait examiné dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République. C’est qui a justice la dernière séance de travail qui s’était s’inscrite dans une démarche visant à concilier légalité, sécurité des populations et préservation des droits de toutes les parties.

C’est ainsi que les responsables de cette société publique de l’électricité ont présenté les considérations techniques et de sûreté liées à l’occupation des emprises de ces lignes à haute tension ainsi que les risques pour les populations vivant à proximité de ces installations électriques, a également relevé cette source.

Rappelons qu’une cinquantaine d’habitants des quartiers Adula, Bisengo et Sykin, conduits par l’honorable Godé Mpoyi, député national, avaient été reçus le 27 août dernier par le ministre d’État en charge de la Justice. Ils avaient notamment soutenu que certaines occupations étaient antérieures à la mise en service, en 1983, de la ligne à haute tension concernée et présenté des documents fonciers remontant, pour certains, aux années 1950 et 1960. ACP/ Kaz./ Bil.

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