Kinshasa 1er septembre 2026(ACP).- Le rejet de la demande de mise en liberté provisoire d’un enfant (présumé auteur du viol avec grossesse) a été prononcé mardi par le Tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’est de Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience
« Par ces motifs, statuant publiquement et contradictoirement en matière de protection de l’enfance : dit la demande recevable mais non fondée, ordonne le maintien du mineur Glody Kitenge (nom d’emprunt) en détention provisoire, renvoie la présente cause à une semaine pour la poursuite de l’instruction », a prononcé Florence Ngalula présidente de la chambre.
Dans la motivation de son jugement, le tribunal s’est rallié à l’avis du magistrat du parquet qui a rélévé ce qui suit :
« Attendu que la liberté est le principe et la détention est l’exception, y compris pour le mineur en conflit avec la loi ;
Toutefois, le Tribunal constate, à l’instar du magistrat du parquet , que les conditions requises pour l’octroi d’une liberté provisoire ne sont pas réunies en l’espèce.. ». Et de poursuivre : « Les garanties de représentation présentées par les civilement responsables (les parents) demeurent insuffisantes pour assurer un encadrement et une surveillance efficaces à ce stade de la procédure ».
Auparavant, Me Didier Mulumba, avocat de la victime du viol Solange Keta, âgée de 14 ans a relaté les faits de la manière suivante :
« Les faits sont commis dans la maison de parents de l’enfant en conflit avec la loi dans la Commune de la Nsele au mois de juillet de cette année, il a fait le rapport sexuel en plusieurs fois avec la victime, quelques semaines après, la maman de la victime avait constaté que sa fille était enceinte, c’est pourquoi, elle avait saisi une police proche »
Dans sa réplique, Me José Koko, avocat de l’ enfant en conflit avec la loi Kitenge, âgé de 17 ans a demandé au tribunal d’accorder une liberté provisoire à son client en ce termes :
« Nous demandons au tribunal d’accorder la liberté provisoire à l’enfant en conflit avec la loi pour lui permettre de reprendre ses études, vu qu’il est en 6ème des humanités. Nous promettons au tribunal de respecter toutes les exigences de procédure et réparer le préjudice dans la mesure du possible », a-t-il plaidé. ACP/PL

