Kinshasa, 3 février 2026 (ACP).- Cinq ans de prison a été requis mardi, par le magistrat du parquet contre un prévenu pour avoir vendu la parcelle de son frère dont il avait la garde, lors d’une audience du tribunal de paix de N’djili, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Votre tribunal va condamner le prévenu Isambi Iseka à 5 ans de servitude pénale pour avoir vendu la parcelle appartenant à son frère Isambi Ngoy située sur l’avenue Unité au numéro 87bis, dans la commune de Masina, vous allez allouer les dommages et intérêt à la partie civile selon les justes motifs, avant d’ordonner son arrestation immédiate», a requis le magistrat du parquet.
Me Elias Mboko, avocat de la victime de stellionat Isambi a demandé au tribunal une réparation de 5.000 dollars américains.
«Il a été placé dans cette parcelle comme gardien pendant 10 ans, il a décidé de vendre ladite parcelle sans consentement ni autorisation du propriétaire, ces faits sont constitutifs d’infraction de stellionat et d’abus de confiance, nous demandons l’annulation de cette vente passée entre le prévenu Isambi, frère de son client et M. Léonard Odimba, nous exigeons une réparation de 5.000 dollars américains», a-t-il renchéri.
Pour sa part, Me Désiré Wedja, avocat du prévenu Isambi (vendeur de la parcelle) a plaidé non coupable soutenant qu’il ne s’agit pas d’une d’infraction mais d’une affaire civile.
«Je veux dire ici que, c’est une dette et non une infraction parce que mon client (prévenu Isambi) avait acheté cette parcelle en copropriété avec son frère Isambi (propriétaire de la parcelle vendue) et que l’argent qu’il avait envoyé était insuffisant, c’est pourquoi mon client avait complété l’argent pour acheter ladite parcelle », a-t-il dit.
Et d’ajouter: «Votre tribunal va dire non fondée les infractions d’abus de confiance et stellionat mise à charge de mon client et nous acceptons de lui restituer une partie du montant que nous avions vendu la parcelle. Les dommages et intérêts n’auront pas lieu parce que les infractions ne sont pas fondées».
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi.
ACP/ODM

