Kinshasa, 16 décembre 2025 (ACP).- La criminologie, bonne gouvernance et développement humain ont été développés mardi, dans une conférence scientifique organisée par l’association congolaise de criminologie « ACCRIM » au centre Wallonie-Bruxelles, dans la commune de la Gombe, au nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous ne pouvons distinguer la bonne gouvernance du développement humain, ces deux termes sont interdépendants, la bonne gouvernance apporte les améliorations sur le plan de la santé, l’éducation d’infrastructures et permet d’assurer le développement non pas au sens de croissance économique pour un pays mais à l’échelle d’homme » a déclaré Daniel Félix Thabize, président de cette association.
Dans son intervention, il est revenu sur les aspects historiques de la criminologie en remontant ses origines en Italie, avant de faire un focus particulier sur l’étude criminologique africaine : « Généralement, on reconnaît trois auteurs italiens comme précurseur de la criminologie moderne Lombroso, Garofalo et Fermi mais en Afrique deux noms reviennent principalement Yves Briand et Guy Houchon qui ont fondé des écoles dédiées à la criminologie respectivement à Abidjan et à Kinshasa dans les années 1960 », a-t-il renchéri.
Pour sa part, Raoul Kienge , professeur à la faculté de Droit de l’Université de Kinshasa qui a planché sur le droit des successions a relevé les contradictions qui existent entre la compréhension africaine et le droit écrit inspiré de l’occident en cette matière en ce termes : « Les lois et coutumes africaines dans la plupart de cas définissent le droit d’hériter par rapport à la pureté du sang, c’est-à-dire les frères et sœurs du défunt qui partagent les mêmes parents sont souvent ceux qui doivent hériter en premier lieu et ensuite les enfants alors que cette logique ne se retrouve pas dans nos lois qui mettent en premier lieu les enfants du défunt. Pareille situation doit attirer l’attention des criminologues africains afin de trouver un terrain d’attente pour prévenir des conflits », a-t-il dit.
De son côté, Robert Munsi, directeur général adjoint de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP) a annoncé l’effectivité de l’obligation de la déclaration du patrimoine des agents publics pour janvier 2026 conformément au décret sur les régimes de déclaration des intérêts de l’Etat qui est entré en vigueur depuis le mois d’octobre 2025.
Rappelons que l’association congolaise de criminologie ACCRIM est une organisation qui œuvre pour la promotion de la justice et les droits humains en République démocratique du Congo depuis 2010. ACP/C.L.

