Kinshasa, 27 aout 2026 (ACP).- Une mainlevée de la mesure de garde provisoire pour de raison scolaire a été accordée jeudi, à un présumé auteur du viol par le tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience du prononcé.
« Par ce motif, le Tribunal fait droit à la demande, ordonne la mainlevée de la mesure de la garde provisoire et dit que le mineur Glody Kasongo est remis à la garde de ses parents ici présents, sous l’obligation pour ces derniers de le ramener au Tribunal à chaque audience » a prononcé Florence Ngalula présidente de la composition.
Cette décision résulte de la demande formulée par l’avocat de l’enfant Kasongo du fait nous somme à la veille de la rentrée scolaire et que
L’intérêt supérieur de l’enfant exige qu’il regagne le toit familial pour préparer sa scolarité et que sa détention ne saurait être prolongée sans préjudice grave à son éducation, a-t-elle ajouté.
Auparavant, Me Médard Ekonda avocat de l’enfant en conflit avec la loi Kasongo âgé de 16 ans avait demandé au tribunal de remettre son client aux mains de ses parents pour sa scolarité en arguant que ses parents vont respecter toutes conditions du Tribunal
« Je me présente à ce jour devant votre Tribunal pour solliciter la mise en liberté de mon client Kasongo aux mains de ses parents pour sa scolarité, il convient de souligner que j’ai démontré point par point que les accusations portées contre mon client sont fausses. Le traumatisme d’une incarcération risque de briser la trajectoire scolaire de ce jeune homme du fait que depuis le premier jour, il n’y a pas de clarté sur les faits et ses parents s’engagent à respecter toutes les exigences du Tribunal », a-t-il rencheri.
En réaction, Me Arsène Elembe, avocat de la victime gabriella Kondo (non d’emprunt) âgé de 15 ans s’était opposé à la demande de l’avocat de l’enfant en conflit avec la loi, avant de demander au Tribunal de poser des conditions quant à ce.
« Nous nous opposons à cette démarche mais, s’il arrive que votre Tribunal donne satisfaction à cette demande alors que le traumatisme et le préjudice subis par la victime sont réels;
Et si le Tribunal accorde cette liberté pour des raisons scolaires, la partie civile sollicite qu’elle soit conditionnée par : Le paiement préalable d’une caution ou d’une provision sur les dommages et intérêt; l’interdiction stricte pour le garçon d’approcher la victime (mesure d’éloignement); ainsi que l’obligation pour les civilement responsables (les parents du garçon) de s’engager formellement à présenter le garçon à chaque audience sous peine de sanctions », avait-il martelé.
Dans son avis, le magistrat du parquet n’avait pas une objection à la demande de l’avocat de l’enfant en conflit avec la loi.
« Vu que les faits ne sont pas encore établis en charge de l’accusé, la demande de la mainlevée de la mesure de garde formulée par la défense vaut la peine d’être examinée par votre Tribunal, le magistrat du parquet émet un avis favorable. Attendu que le mineur ici présent est régulièrement inscrit à l’école et que l’intérêt supérieur de l’enfant commande qu’il ne compromette pas son avenir scolaire et que nous n’avons trouvé aucune objection à la demande de la défense », a-t-il conclu.
ACP/PL

