Kinshasa : un couple victime des chantages après perte des données cellulaires

Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).– Un couple de jeunes mariés à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) s’est déclaré être victime des chantages après la perte de leur appareil cellulaire, a appris l’ACP, mardi,  d’une clinique juridique qui s’occupe des droits des vulnérables.

« Nous suivons un dossier d’un couple qui subit depuis deux semaines déjà des chantages de tout genre après que la femme ait perdu son téléphone contenant toutes leurs données. Au fait, il s’agit d’un dossier complexe. Le bourreau le dérange jour et nuit. Il demande leurs mots de passe et leurs données personnelles bancaires. Ce qui nous reste, c’est de porter seulement plainte contre inconnu,» a déclaré Me Vincent Mbambi de cette clinique juridique.

Et de poursuivre ; « ceci est un délit. Un crime. Nous sommes en face des voleurs qui ne veulent pas s’assumer et qui se cachent derrière les écrans de téléphone ou d’ordinateur. Mais de fois, nous sommes incapables d’agir car nous sommes en manque d’arguments pour le contraindre».

Face à cette situation, il a conseillé l’utilisation des appareils téléphoniques qui ont un bon système de sécurité et la vigilance quant à la sauvegarde et au partage des données sensibles.

D’après cet avocat, ceci n’est pas un cas isolé. Il a fait savoir que plusieurs personnes sont aujourd’hui victimes de ces pratiques qui conduisent les victimes à des dépressions surtout lorsqu’elles ont perdu des données sensibles ou personnelles ou à des ruptures de mariage, lorsque des contenus sensibles se retrouvent sur les réseaux sociaux, citant le cas de leur dossier en traitement.

Il a invité le gouvernement à investir davantage dans le numérique en renforçant les mesures de lutte contre la cybercriminalité, en mettant en place un système qui protège la population utilisatrice de l’Internet, ainsi qu’en renforçant les peines.

La législation du numérique congolaise qui s’applique aux activités et services numériques, aux écrits, outils électroniques et prestataires de services, aux contenus numériques, à la sécurité et à la protection pénale des systèmes informatiques prévoit que harceler une personne via un réseau électronique, affectant sa tranquillité, est puni de 1 mois à 2 ans de servitude pénale et d’une amende de 500 000 à 10 000 000 de Francs congolais, note-t-on. ACP/

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