La RDC réitère sa décision de supprimer les permis de culte

Kinshasa, 6 mai 2026 (ACP).- La décision de supprimer le permis de culte en République démocratique du Congo (RDC), a été réitérée par le ministre de la Justice, lors de son intervention mardi devant le Sénat, selon un communiqué consulté par l’ACP. 

« Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a réitéré, mardi devant le Sénat, la suppression du permis de culte, qualifié de mesure dépourvue de tout fondement légal », a-t-on lu.

Il a, à cette occasion, fait savoir que l’exercice du culte est libre et ne peut être conditionné par l’obtention d’un permis de culte, avant de préciser que seule la reconnaissance légale des confessions religieuses, à travers l’octroi de la personnalité juridique conformément à la loi de 2001 sur les associations sans but lucratif, est requise. Le ministre de la Justice a dénoncé le dispositif instauré en juillet 2024, qui imposait aux responsables religieux le paiement de frais allant de 25 à plus de 100 dollars américains, qui d’après lui, allait en dehors de tout cadre légal.

« Ces pratiques constituent une perception indue, assimilable à une imposition sans base légale, et peuvent relever du détournement de deniers publics », a-t-il insisté, avant d’annoncer la mise en place d’une cellule de réception des plaintes, ainsi que des mesures visant à garantir le «strict» respect des textes, la suppression des pratiques irrégulières et le renforcement des mécanismes de contrôle. « C’est le choix de la légalité contre l’arbitraire, de la transparence contre l’opacité, et de l’État de droit contre les dérives administratives », a-t-il poursuivi.

ACP/C.L.

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