« Les phares de la justice allumés contre les violateurs de loi du numérique » (Président du CSAC)

Kinshasa, 12 mars 2026 (ACP).- Le procureur général près la Cour de cassation de la République démocratique du Congo (RDC) a rassuré, jeudi, les membres d’une institution que les phares de la justice sont désormais allumés contre toute personne qui violera la loi sur les réseaux sociaux, lors d’une audience.

 « À l’issue de cette rencontre, nous avons reçu l’assurance du procureur général près la Cour de cassation  que les phares de la justice sont désormais allumés et que toute personne qui violera la loi sur les réseaux sociaux devra répondre de ses actes devant la justice », a écrit Christian Bosembe, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) sur son compte X.

Et d’ajouter: « Nous avons eu un échange fructueux avec le procureur général près la Cour de cassation, au cours duquel Nous (du bureau du CSAC) avons longuement discuté des mécanismes à mettre en place pour assurer le respect de la loi dans l’espace numérique et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui y sèment le désordre ».

 « Les réseaux sociaux ne constituent ni un Far West ni une zone de non-droit. Les lois de la République doivent s’y appliquer avec la même rigueur que dans tout autre espace de la vie publique », a-t-il  renchéri.

Selon le Président Bosembe, face à la recrudescence de la délinquance sur les réseaux, attaques personnelles, invectives, discours de haine, diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs et multiplication de lives consacrés à l’insulte et à la promotion des antivaleurs, il était impératif de passer à la vitesse supérieure. Il a soutenu que l’objectif n’est pas de restreindre l’accès aux réseaux sociaux ni d’envisager leur fermeture.

 « L’objectif est clair: identifier les auteurs de ces dérives et sanctionner sévèrement les coupables », a-t-il encore soutenu.

D’après M. Bosembe, Cette réunion marque le point de départ d’une série de consultations avec d’autres institutions compétentes, notamment le Conseil national de sécurité (CNC), les structures en charge du numérique et l’ensemble des autorités concernées afin de coordonner une réponse ferme face à ces dérives.

 « Nous rappelons enfin que la liberté d’expression n’est pas une licence pour la délinquance. Elle doit s’exercer dans le respect de la loi, de l’ordre public et de la dignité d’autrui », a-t-il martelé

Et de conclure: « Nous appelons donc les utilisateurs des réseaux sociaux à la responsabilité et invitons chacun à signaler toute atteinte à la loi afin de contribuer à la préservation d’un espace numérique respectueux des valeurs de la République ». ACP/C.L.

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