Kinshasa, 19 novembre 2025 (ACP).- Un appel à un verdict » juste » et » crédible » a été lancé, mercredi, à la Haute cour militaire par une association congolaise en prévision du procès en appel du meurtre de Zaida Catalán et Michael Sharp, deux experts de l’ONU, selon un communiqué parvenu à l’ACP.
« L’Association congolaise pour la défense du droit à la vérité en mémoire des victimes civiles innocentes (ACDDV-DH) appelle à un verdict juste et crédible, conforme au droit international, qui servira de leçon aux auteurs de violations des droits humains », a-t-on lu dans ce document signé par Richie Lontulungu, directeur exécutif de cette association.
« Nous demandons à la Haute cour militaire d’engager la responsabilité de toutes les personnes impliquées dans ce double meurtre, y compris les commanditaires cités dans les enquêtes officielles », a ajouté le texte.
D’après la source, la justice tant attendue sera rendue non seulement au nom de Zaida Catalán et Michael Sharp, mais aussi au nom de toutes les victimes de la tragédie de Kamwena Nsapu.
La même source a renseigné que l’ACDDV-DH suit de près l’évolution du procès en appel concernant le meurtre des experts de l’ONU Zaida Catalán et Michael Sharp, dont le verdict est attendu dans les prochains jours.
A l’en croire, l’ACDDV-DH a exprimé sa préoccupation face aux retards, aux problèmes de procédure et à la mauvaise gestion des preuves constatés au cours des huit dernières années.
Le communiqué de cette association congolaise a rappelé aux militants des droits humains l’obligation morale de rechercher la vérité et de défendre le droit à l’existence des groupes vulnérables.
En mars 2017, la Suédo-Chilienne Zaida Catalan et l’Américain Michael Sharp avaient disparu alors qu’ils étaient au Kasaï (Centre) pour enquêter sur des fosses communes liées au conflit armé qui avait éclaté après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu. Leurs corps avaient été retrouvés deux semaines après.
Ce conflit avait fait 3.400 morts et des dizaines de milliers de déplacés entre septembre 2016 et mi-2017. Ces experts de l’ONU ont été exécutés par des miliciens de la secte Kamuina Nsapu. ACP/C.L.

