Nord-Kivu: de nouvelles orientations données aux officiers de police judiciaire de Butembo 

Butembo, 02 septembre 2026 (ACP).- Le nouveau procureur  près le Tribunal de grande instance de Butembo, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a donné  mercredi de nouvelles orientations de travail aux officiers de police judiciaire de Butembo et Lubero, lors d’une première réunion de prise de contact.

« Il me revenait en droit d’accueillir les Officiers de police judiciaire(OPJ), de les connaître et de donner des orientations selon que la loi l’exige (…). On leur a demandé de se référer à la loi d’abord parce que le travail des OPJ est institué par la loi de 1978 portant les attributions des OPJ près les juridictions des droits communs et dans cette loi, tout est défini », a déclaré Nassor Zahera, nouveau procureur de la République près le  tribunal de grande instance de Butembo. 

« Nous leur avons demandé de s’y conformer. Nous leur avons appelé à se conformer aux instructions récentes de M. le procureur général près la Cour de cassation en ce qui concerne les infractions liées au code du numérique. C’est-à-dire, dans la plupart des cas, les relayeurs des faux bruits dans les réseaux sociaux, il y a  des personnes qui insultent les gens inutilement dans les réseaux sociaux, il y a des gens qui incitent à la désobéissance civile dans les réseaux sociaux et qu’il appartient aux OPJ de constater ces faits-là,  d’identifier les auteurs et les déférer à qui de droit », a-t-il ajouté.  

Il  a, pour ce faire, rappelé aux OPJ la tenue des registres et la garde à vue qui est de 48 heures et pas plus, ajoutant qu’il n’y a pas de prorogation au-delà du terme.

« Nous avons envie de rappeler aux OPJ la tenue correcte des registres ainsi que la garde à vue. Cette  dernière est légalisée et elle est de 48 heures. Un OPJ ne peut pas détenir une personne au-delà du terme prévu par la loi, c’est-à-dire les 48h. Il n’y a pas de prorogation comme ils sous-entendent des fois, prétendant avoir reçu l’ordre de tel, par exemple le procureur, pour détenir une personne au-delà du terme : c’est illégal. Ils ne peuvent pas continuer à travailler de cette façon-là. La population attend beaucoup de nous, la population attend beaucoup de ces OPJ », a rappelé le  procureur  Zahera.

Le chef du parquet près le  tribunal de grande instance de  Butembo a, à cette occasion, annoncé des formations à l’intention des OPJ en cas de nécessité pour qu’ils soient à la hauteur de leurs tâches, à défaut leur retirer les cartes d’habilitation s’ils n’arrivent pas à donner le meilleur d’eux-mêmes. 

Cette réunion de prise de contact et de rappel de différentes orientations aux OPJ de Butembo et Lubero a connu la participation des responsables de la société civile. L’objectif étant de lui demander de faire parvenir à cette autorité judiciaire des abus d’autorité et de violation des droits dont sont auteurs des OPJ et qui doivent être sanctionnés sans ambages. ACP/M

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