Procès Rebo : le tribunal clôt les débats, les plaidoiries fixées à la huitaine

Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema s’est déclaré suffisamment éclairé et a clos les débats dans l’affaire de la chanteuse congolaise Deborah Mulanga alias Rebo Tchulo, lors d’une audience jeudi, à son siège à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le tribunal est suffisamment éclairé sur l’ensemble des éléments. La conclusion découlera des procès-verbaux, des autres pièces du dossier ainsi que des éléments recueillis au cours de l’instruction », a déclaré le capitaine Guy Kwesh, président du tribunal militaire de garnison de Ngaliema.

L’artiste musicienne est poursuivie par le magistrat du parquet militaire pour incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la RDC (FARDC).

Poursuivant son intervention, le président du tribunal a indiqué que les juges examineront les différentes versions des faits présentées par les prévenus en les confrontant aux preuves recueillies au cours de l’instruction.

Il a précisé que les débats sur les relevés téléphoniques seront examinés dans les conclusions, estimant que le tribunal disposait désormais d’éléments suffisants sur les événements des 17 et 18 avril 2026, tout en invitant les parties à rappeler, le cas échéant, les éléments qui n’auraient pas encore été pris en compte.

« Pour le tribunal, ça suffit. Les autres considérations sur ce qui a été dit sur les relevés téléphoniques feront partie des conclusions. Le tribunal a compris beaucoup d’éléments sur tout ce qui a été dit, il prenait tout son temps pour comprendre de quoi il s’agissait. (…) Si le tribunal estime qu’il a été éclairé, que les autres parties rappellent les éléments qui n’ont pas été pris en considération s’il y en a », a-t-il dit.

Au cours de l’audience, des experts des sociétés de télécommunications ont été entendus pour éclairer le tribunal sur les réquisitions techniques. L’une des sociétés a indiqué que le numéro communiqué par la prévenue Tchulo était enregistré au nom d’un abonné résidant à l’intérieur du pays et non à Kinshasa.

S’appuyant sur cette révélation, la partie civile a soutenu que la prévenue avait induit la justice en erreur. « Elle a menti à votre tribunal, M. le président. Votre tribunal devra en tenir compte le moment venu », a déclaré Me Meya, avocat de la victime Platini Sadisa, La défense a immédiatement rejeté ces accusations.

« Ma cliente n’est pas menteuse et n’a pas menti au tribunal », a rétorqué Me Jean-Marie Kabengela, l’avocat de la prévenue Tchulo.
Le tribunal a renvoyé l’affaire à la huitaine pour les plaidoiries des parties.
ACP/AGH

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