Kinshasa, 19 décembre 2025 (ACP).- Des acteurs judiciaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont été invités, vendredi, à mieux traiter les dossiers des violences basées sur le genre (VBG), lors d’un atelier organisé par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) à Kinshasa.
« La CNDH a eu à constater quelques faibles dans le traitement des dossiers des VBG au niveau de la justice. C’est pourquoi, elle a organisé l’atelier d’aujourd’hui pour renforcer les capacités des acteurs judiciaires, afin que dans l’avenir, ils traitent mieux ces dossiers des VBG pour lutter contre l’impunité de ces VBG », a déclaré Me Gisèle Kapinga, commissaire nationale chargée des droits de la femme et de l’enfant de cette institution d’appui à la démocratie.
Elle a précisé que c’est dans le cadre du projet « Unis pour l’égalité de genre », financé par l’Union européenne et supervisé par l’Onu-femme, que son institution a procédé à des monitorings judiciaires dans cinq provinces. Il s’agit de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Kasaï et de Kinshasa.
« A l’issue de ces monitorings, l’atelier d’aujourd’hui a permis de faire la restitution de ces monitorings et de renforcer les capacités des acteurs judiciaires, qui sont les magistrats civils et politiques, des avocats et des officiers de la police judiciaires (OPJ) », a expliqué Me Gisèle Kapinga.

C’est M. Paul Nsapu, président de la CNDH, qui a ouvert cette atelier de restitution des résultats des monitorings (enquêtes) menées par son institution, par le biais de sa sous-commission permanente des droits de la femme et de l’enfant, sur les violences basées sur le genre (VBG) et de renforcement des capacités des acteurs judiciaires intervenant dans la chaîne de lutte contre l’impunité.
Pour lui, les enquêtes menées par la CNDH dans ces cinq provinces ont mis en lumière non seulement l’ampleur de ce phénomène des VBG, mais aussi les faibles structurels et opérationnels dans le traitement judiciaires des dossiers des VBG.
« Ces constats nous interpellent collectivement et nous rappellent que la lutte contre les VBG ne saurait se limiter à la dénonciation, mais exige une réponse judiciaire efficace, cohérente et respectueuses des droits des victimes », a martelé le président Paul Nsapu.
Me Christian Cinama, conseiller à la CNDH a procédé à la présentation des résultats des enquêtes menées dans ces cinq provinces, alors que M. Baudouin Kipaka, conseiller à la cour d’appel de Kinshasa-Gombe a parlé de la situation de la justice congolaise. ACP/ C.L.

