RDC : des mesures pour la protection «effective» à Yumbi  recommandées au gouvernement

Kinshasa, 1er septembre 2026 (ACP).- Des mesures nécessaires pour assurer la protection «effective» des populations civiles dans les îlots du fleuve Congo à Yumbi , dans la province de Maï-Ndombe à l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC) ont été préconisées au gouvernement congolais , d’après un communiqué consulté mardi par L’ACP.

« Face aux informations faisant état d’actes de violence, de chasse, de pillage, de tortures et d’atteintes aux droits fondamentaux des populations civiles vivant dans les îlots du fleuve Congo, dans la zone de Yumbi (…) Nous appelons donc le Gouvernement de la République, les autorités provinciales, les services de sécurité et les autorités judiciaires compétentes à prendre sans délai les mesures nécessaires pour : assurer la sécurité et la protection effective des populations civiles » , a-t-on lu dans le communiqué de l’association « le cri des victimes du Congo pour le droit de l’homme ( CVC-DH) .

« Faire cesser toute forme de violence, de pillage, de torture ou d’intimidation ; établir les faits à travers une enquête indépendante et transparente ; garantir l’accès des victimes à la justice, à la protection et, le cas échéant, à la réparation ; prévenir toute escalade susceptible de compromettre la paix et la cohésion entre les populations des deux États riverains », a-t-il ajouté.

La source a fait savoir que le cvc-dh rappelle aux autorités nationales que la protection des civils n’est ni une faveur ni une option : elle constitue une obligation de l’État. Toute situation d’insécurité affectant les populations doit faire l’objet d’une réponse diligente, proportionnée et respectueuse des droits humains.

Par ailleurs, le texte renseigne que cette association exige l’ouverture « immédiate» d’une enquête afin d’identifier les responsabilités individuelles et institutionnelles.

« Au regard de la gravité des allégations rapportées, le CVC-DH exige l’ouverture immédiate d’une enquête sérieuse, indépendante, impartiale et crédible, afin d’établir les faits, d’identifier les responsabilités individuelles et institutionnelles et de garantir que toute personne responsable réponde de ses actes conformément à la loi », peut-on lire.

À l’en croire, renchéri le document, le silence face aux souffrances des civils ne peut être une réponse institutionnelle. La protection des civils est une obligation de l’État, et la justice demeure une garantie essentielle de la paix. ACP/BAL.

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