Kinshasa, 31 mars 2026 (ACP).- L’utilisation de l’internet par chaque congolais à l’ère du numérique a été recommandée comme un droit inhérent à la vie humaine par un chercheur, lors de son intervention au colloque dénommée ”Ukweli Summit”, organisé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Les facilités qu’offre l’internet dans l’environnement numérique actuel mondial imposent aux politiques publiques de rendre l’accès à l’internet en milieux rural et urbain un droit inhérent à la vie de chaque congolais», a déclaré Arsène Tungali, chercheur en droit numérique et président de l’Ong Rudi international.
Il a indiqué que de cet accès à l’internet, découlent plusieurs droits de l’homme comme la liberté d’expression et d’information, ajoutant qu’il est inadmissible que 37 % des Congolais aient accès à l’internet malgré les multiples opérations qui passent en ligne.
Pour ce chercheur en droit du numérique, le gouvernement doit prendre des mesures qui faillent pour la concrétisation de cette recommandation, notamment, accorder plus d’allégement fiscaux aux sociétés téléphoniques qui s’installent dans les milieux ruraux et des exonérations périodiques pour la commercialisation des téléphones.
«Tenez des études renseignent que 60% des congolais utilisent des téléphones pour accéder à l’internet. Appliquer une politique qui rabaisse le prix du téléphone et des données mobiles (Mega) contribuent au droit à l’internet pour tous», a renchéri Arsène Tungali.
Intervenant sur le même panel, Me José Baruani a pour sa part, éclairé que l’obligation du droit au numérique et de l’accès à l’activité économique numérique revient à l’Etat congolais, ajoutant que des efforts ont été manifestes dans ce domaine par la promulgation de l’ordonnance-loi portant Code du numérique par le Président de la République.
Rappelons que ce colloque de deux jours qui a réuni des professionnels des médias, étudiants et chercheurs en droits numériques a permis aux participants de repenser l’information, l’intelligence artificielle et l’éducation numérique en temps de crise pour les cinq prochaines années car la désinformation menace la cohésion nationale. ACP/ODM

