Kinshasa, 25 mai 2026 (ACP).- Un ouvrage, récemment publié, a appelé à la révision de la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) pour placer un verrou qui va assurer l’intégrité territoire du pays, a relevé, lundi, son auteur, lors d’un entretien avec l’ACP.
« Je conclus cet ouvrage par notamment une recommandation adressée à tous les constituants en général et congolais en particulier, afin qu’une protection constitutionnelle particulière soit assurée à l’intégrité territoriale et que les dispositions constitutionnelle y relatives soient rendues intangibles. Cela doit passer nécessairement par la révision constitutionnelle », a déclaré Me Jean-Marie Kabengela, avocat au barreau de Kinshasa-Gombe.
Il s’agit, a-t-il dit, du livre « De la nécessité d’un verrou protecteur de l’intégrité territoriale par la révision constitutionnelle » qui passe en revue les différents textes constitutionnels, depuis les lois fondamentales de 1960 jusqu’à la Constitution du 18 février 2006, à la recherche d’une disposition qui serait consacrée à la protection de l’intégrité territoriale.
Pour lui, sa recherche a été stimulée par l’entendement qu’a le Président de la République de l’article 217 de la Constitution.
« Cette recherche menée suivant l’approche diachronique, nous a amené au constat selon lequel les constituants congolais ne se sont jamais montrés préoccupés par la protection de l’intégrité territoriale, malgré la promulgation des textes constitutionnels et les révisions qu’ils avaient et ont suivies, notamment trois (3) révisions constitutionnelles par le Président Joseph Kasavubu, seize (16) révisions de la Constitution de 1967 par le Président Joseph-Desiré Mobutu, trois (3) Révisions du décret-loi constitutionnel du 27 mai 1997 par le Président Laurent-Désiré Kabila et une (1) révision) de la Constitution du 18 février 2006 par Joseph Kabila », a martelé Me Kabengela.
Il a aussi soutenu que la dernière révision, effectuée par Joseph Kabila, a été menée, selon ses analyses, en violation de l’article 220 de la Constitution.
Pour s’en convaincre, cet avocat a établi la liste des articles de la Constitution protégés par l’article 220, parmi lesquels ne se trouvent ni l’article 220 ni les articles ayant trait à l’intégrité territoriale.
« Par une analyse comparée, j’ai relevé que beaucoup de constituants africains ont opté pour des dispositions verrous non verrouillées, alors que les constituants nigériens et rwandais à travers leurs respectifs articles 175, ont opté pour des dispositions verrous verrouillées », a-t-il soutenu.
Pour lui, l’analyse combinée des articles 214 et 217 de la Constitution, justifie l’intelligence qu’a eue Félix Tshisekedi, actuel Président de la République de l’article 217.ACP/

