Viol sur mineure : 10.000 dollars de dommages et intérêts sollicités pour préjudice subi

Kinshasa, 26 mai 2026 (ACP).-Une victime de violence sexuelle a postulé mardi, une somme de 10.000 dollars de dommages et intérêts de 10.000 dollars américains à titre réparation du préjudice subi, lors d’une audience du tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). « Ils habitent la même parcelle, l’enfant en conflit avec la loi Junior Mazungu, âgé de 16 ans avait envoyé la victime Miriam Matalatala, âgée de 12 ans, pour lui acheter les mégas. A son retour, il s’ est permis de violer cette fille pour la première fois dans la chambre de ses parents, ensuite la deuxième fois,  dans la douche à 16 heures. Par conséquent, nous exigeons les dommages et intérêts de 10.000 dollars à titre de préjudice subi », a déclaré Me Fiston Zowe, avocat de la victime du viol  Matalatala. En réaction, Me Espoir Loyamba, avocat de l’enfant en conflit avec la loi Mazungu (16 ans) a plaidé non coupable en niant tous les faits mis à charge de son client, tout en demandant la libération de son client. Il a également indiqué que la victime Matalatala n’a pas droit aux dommages et intérêts parce qu’il n’a pas payé les frais de consignation.

 « Il n’y a jamais eu pénétration sexuelle entre mon client Mazungu et la prétendue victime. L’avocat s’était contredit dans ses propos du fait que l’enfant en conflit avec la loi a déclaré qu’il ne l’avait jamais envoyé acheté les mégas. De ce fait, les éléments matériel et intentionnel font défaut au regard non seulement de l’âge de mon client, mais aussi  que mon client n’a jamais eu l’intention de consommer l’acte sexuel. Par ailleurs, le droit pénal étant de stricte interprétation, lorsqu’un élément fait défaut, l’infraction ne peut pas être établie. Par ce motif, vous allez rejeter les dommages et intérêts postulés pour faute de consignation », a martelé Me Loyamba

De son côté, le magistrat du parquet a,  dans son avis, déclaré le viol établi, avant de demander au tribunal de placer l’enfant en conflit avec la loi dans un établissement pénitentiaire des enfants. 

« Les faits sont établis, le rapport médical l’avait confirmé, il y a eu manquement de viol. Pour les dommages et intérêts, en cas de violence sexuelle,  le tribunal a le pouvoir de l’allouer d’office. Par ces motifs,  qu’il plaise à votre tribunal de placer l’enfant en conflit avec la loi dans un établissement de la garde enfin de l’éloigner des autres enfants et d’allouer les dommages-intérêts à la hauteur utile », a soutenu le magistrat du parquet. Le tribunal a pris  l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi. ACP/

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