La confirmation du premier jugement demandée dans une affaire de faux en écriture

Kinshasa, 26 mai 2026, (ACP).-Le magistrat du parquet a demandé mardi,  au tribunal de grande instance de N’Djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) de confirmer la décision du premier juge,  condamnant un prévenu  d’avoir établi les documents parcellaires en son nom, alors qu’il fût placé comme gardien.

 « L’appelant Henri Ngoy qui est venu attaquer la décision fût condamné au premier degré par le juge de paix, pour avoir fabriqué les documents parcellaires, enfin de faire partie de la succession du défunt René Muamba, alors qu’il était placé dans cette concession comme gardien. Nous pensons que le premier juge avait bien dit le droit, et nous reconduisons le réquisitoire que nous avions donné au premier degré où nous avions demandé sa condamnation », a requis le magistrat du parquet

Abondant dans le même sens que le magistrat du parquet, Me Louis Ngolo, avocat des Jacques Muamba, Ndjasa Muamba, Mukadi Muamba, Clémentine Songi, Charlotte Mbuyi, a soutenu que le tribunal doit confirmer la décision du premier juge parce que,  selon lui, M. Ngoyi n’était qu’un gardien. 

« Il était placé dans cette parcelle comme gardien, il s’était permis de prendre les documents parcellaires pour modifier et mettre son nom alors que toute la famille ne le reconnait pas, il a été exclu dans cette succession par le premier juge », a plaidé Me Ngolo.

Pour sa part, Me Rex Kodia, avocat de M. Ngoyi  a demandé l’annulation de la décision du premier juge qui avait condamné son client. 

« Notre client n’est pas membre de la famille Muamba, il est ici pour réclamer la part de la succession de sa tente maternelle au nom de Mme Marie-Jeanne Bukasa qui fût l’épouse de M. Muamba. Pour lui, ils ont acheté ensemble avec son défunt époux la concession sise au numéro 02 du Boulevard Lumumba dans la commune de Kimbanseke et le juge qui avait rendu la décision au premier degré, avait fait exclu mon client de cette succession. C’est pour cela que  nous attaquons ce jugement et nous  demandons aussi  au juge d’appel de reconnaître la part d’héritage de Mme Bukasa dans cette succession », a-t-il renchéri. Le tribunal a pris l’affaire  en délibéré  pour se prononcer dans le délai de la loi. ACP/

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