Kinshasa, 13 novembre 2025 (ACP).- Le placement d’un enfant en conflit avec la loi dans un établissement de garde, jugé pour viol sur mineure, a été sollicité, jeudi, par un magistrat du parquet devant le tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience.
« Pour le cas sous examen, l’enfant en conflit avec la loi était passé aux aveux, lorsqu’il a déclaré devant la police qu’ils ont fait le rapport sexuel une seule fois. Pour nous organe de la loi, le manquement de viol est établi, qu’il plaise à votre tribunal d’allouer raisonnement les dommages d’intérêt à la partie victime, et éloigner l’enfant en conflit avec la loi des autres enfants, en le plaçant dans un établissement public de la garde des enfants pour une justice utile à la société », a déclaré le magistrat du parquet.
Auparavant, ce magistrat du parquet avait rappelé aux parties qu’il y a viol, par la pénétration partielle de l’organe génital de l’homme sur celui de la femme sans le consentement de cette dernière.
Pour sa part, Me André Koyi, avocat de la victime Mervedie Mayele, âgée de 13 ans, a fait savoir que sa cliente a droit à la répartition, du fait d’avoir subi des violences sexuelles au mois de mai dernier.
En réaction, Me Espoir Loyamba, avocat de l’enfant en conflit avec la loi Jeancy Lobama, âgé de 16 ans, a relevé que c’est la victime qui avait incité son client à passer le rapport sexuel.
En ce qui concerne les dommages et intérêts, a-t-il ajouté, le tribunal ne va pas examiner cette demande, parce que la partie soi-disant victime, pour lui, n’a payé qu’une partie de frais de consignation.
« Vous allez dire non établi le manquement de viol pour défaut d’élément moral », a-t-il conclu.
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi.
ACP/JF

