Viol sur mineure : sept mille dollars  sollicités à titre de réparation du préjudice 

Kinshasa, 18 juin 2026 (ACP).-  La victime d’une agression sexuelle a  sollicité jeudi, une réparation du préjudice subi de sept mille dollars américains, payables en franc congolais  à l’enfant en conflit avec la loi,  lors d’une audience du tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, en  République démocratique du Congo (RDC).

« Le 17 avril 2026, l’enfant en conflit avec la loi  Gédéon Tshibangu, âgé de 17 ans avait appelé la victime Joyce Toto, âgée de 15 ans, avant de passer le rapport sexuel avec notre cliente. Lorsqu’il avait vu le sang sortir du corps de la victime, il l’avait amené lui-même à l’hôpital.

Après avoir expliqué au médecin le motif de leur présence à l’hôpital, ce dernier médecin avait instruit au service de sécurité de garder le garçon, avant de saisir la police de la place.

Les faits consommés sont constitutifs de manquement de violence sexuelle, c’est pour cela nous exigeons une réparation de 7.000 dollars américains payables en Francs congolais », a plaidé Me Armand Ndjeka, avocat de la victime Toto.

Dans la lecture du rapport médical, le Docteur Adolin Tshibangu, l’un des médecins légistes de l’hôpital Roi Baudouin de Masina a indiqué avoir reçu une fille victime de violence sexuelle, répondant au nom de  Toto, le 12 mai 2026.  Elle avait des hémorragies vaginales, perte de connaissance partiale, chute de la tension artérielle à 5/4, le cœur battait très vite, les vertiges, et une perforation récente de l’hymen.

En réaction, Me Christian Beya, avocat de l’enfant en conflit avec la loi Tshibangu a refusé de croire au rapport médical en évoquant un cas d’avortement. 

« Nous n’acceptons pas ce rapport médical, cette fille avait fait un avortement avec un autre garçon. Elle cherche à imputer à notre client les faits dont il n’est pas auteur, tout ce que le médecin vient de détailler sont les signes postérieurs à l’avortement. En conséquence, votre tribunal va rejeter cette qualification de viol et dire l’action recevable mais non fondée », a-t-il rencheri.

Pour sa part, le magistrat du parquet a demandé au tribunal de rejeter les arguments avancés par la partie enfant en conflit avec la loi et retenir la qualification de viol

« Les faits sont clairs, la qualification de viol doit être retenue, c’était l’enfant en conflit avec la loi lui-même qui avait amené la victime à l’hôpital. La police avait été  informée de ces faits à partir de l’hôpital et  vous avez tous les détails du rapport médical sur le manquement de viol.

En conséquence,  votre tribunal va rejeter les arguments de l’avortement avancés par la partie enfant en conflit avec la loi, vous allez prendre une décision de placer cet enfant dans un établissement de la garde des enfants, vous allez également condamner le civilement responsable au paiement de dommages et intérêts tel que sollicité par la partie victime et ça sera Justice », a-t-il martelé.

S’estimant suffisamment éclairé, le tribunal a décidé de clore les débats et a pris l’affaire  en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi.

ACP/P L

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