Mbandaka, 2 août 2026 (ACP).- Le commerce de la canne à sucre a été reconnu comme une activité génératrice de revenus pour plusieurs filles-mères du quartier Bolenge, dimanche à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP au cours d’un entretien.
« Depuis plusieurs années, après le décès de ma mère, je me suis lancée dans cette activité. Grâce à la vente de la canne à sucre, je scolarise mes petits frères et ma fille, je les nourris, les habille et prends en charge leurs soins de santé. Cette activité est devenue mon principal moyen de subsistance », a déclaré Henriette Bongoy.
Elle a indiqué que les conseils et l’expérience de ses collègues commerçantes lui ont permis d’améliorer ses techniques de vente.
« Avant, il me fallait cinq jours pour écouler une caisse de cannes à sucre. Aujourd’hui, je peux vendre jusqu’à deux caisses en une seule journée », a-t-elle expliqué.
Selon elle, chaque caisse lui procure un bénéfice d’environ 5 000 francs congolais (FC), ce qui lui permet de s’acquitter des différentes taxes journalières et de subvenir aux besoins de sa famille. La caisse est actuellement vendue à 10 000 FC.
Henriette Bongoy a lancé un appel aux jeunes filles-mères afin qu’elles se lancent dans les activités génératrices de revenus au lieu de considérer leur situation comme une fatalité.
« Toute vie mérite d’être vécue dans la dignité. J’encourage les jeunes filles-mères à créer une activité économique afin de subvenir à leurs besoins et d’éviter les difficultés ainsi que la prostitution », a-t-elle conseillé.
Il convient de rappeler que, durant la période des vacances scolaires, de nombreuses filles-mères de Mbandaka se tournent vers le commerce des fruits, de la canne à sucre et du maïs frais afin d’assurer leur subsistance et de préparer la prochaine rentrée scolaire.
ACP/JN/B
Équateur : le commerce de la canne à sucre, une activité génératrice de revenus à Bolenge
Les cannes à sucre

