Kinshasa, 19 janvier 2026 (ACP).- Les jeunes de Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo) ont été encouragés lundi par un architecte à s’investir dans les travaux manuels et la main-d’œuvre non qualifiée pour assurer leur autonomie financière lors d’un échange avec l’ACP sur un chantier de construction dans la partie Est de la capitale.
«Dans un chantier lors de la construction d’un immeuble, nous avons toujours besoin de la main d’œuvre. D’où le besoin de recruter des jeunes pour de diverses tâches à exercer dans un chantier pour favoriser leur autonomie financière et apprentissage de métiers», a déclaré Berit Nzolameso, architecte.
Selon ce professionnel de la construction, l’apport de ces ouvriers est indispensable pour le bon déroulement des travaux.
«L’architecte et le maçon ne peuvent, à eux seuls, accomplir toutes les étapes d’un chantier sans le concours de cette main-d’œuvre », a-t-il précisé.
De leur côté, les jeunes ouvriers ont reconnu l’importance de cette activité qui leur permet de percevoir une rémunération journalière variant entre 20.000 et 30.000 francs congolais (FC).
Toutefois, l’architecte a fait savoir que ces jeunes travailleurs plaident en faveur d’une révision à la hausse de leurs revenus.
Ils souhaitent que leur rémunération journalière soit alignée sur le barème fixé par l’État congolais pour les ouvriers et journaliers.
Ce besoin de main-d’œuvre jeune ne se limite pas au secteur du bâtiment, il s’étend également aux usines, aux boulangeries, aux vivres frais et tant d’autres, où la vigueur de la jeunesse est indispensable. ACP/C.L.

