Maï-Ndombe : la production de charbons de bois accentue la déforestation à Bolobo

Inongo, 21 août 2026 (ACP).- La production de charbons de bois à Bolobo, dans la province du Maï-Ndombe (sud-Ouest de la République démocratique du Congo), a été considérée comme étant la principale cause de la  déforestation, en raison de l’abattage clandestin et anarchique des arbres destinés à cette transformation, a alerté vendredi un responsable local de l’agriculture.

« Nous signalons une rareté très remarquable de bois de chauffage dans notre cité de Bolobo, due à l’abattage clandestin et anarchique des arbres par ceux qui fabriquent les braises communément appelées +makala+», a fait savoir Nicolas Minde, ingénieur agronome du territoire de Bolobo.

Selon lui, cette exploitation intensive des ressources forestières entraîne progressivement la dégradation du couvert végétal et affecte directement les communautés locales, particulièrement les ménages dépendant du bois de chauffage pour la cuisson.

« Les femmes de Bolobo qui préparent leurs repas au bois de chauffage sont en difficultés, car dans les forêts environnantes, il n’y a presque plus de bois de chauffage. Toutes ces forêts sont progressivement transformées en savanes à la suite de l’abattage des arbres par les fabricants des braises », a-t-il ajouté.

De son côté, Aimé Emenga, brigadier en chef de l’hygiène à Bolobo, a expliqué que le bois de chauffage est devenu plus difficile à trouver à proximité en raison de la croissance démographique et de la production de charbon de bois (Makala). Il a souligné que l’extension de la cité, qui s’était agrandie de 3 à 4 kilomètres, constituait l’une des causes principales de ce phénomène, contraignant désormais les habitants à s’éloigner de 17 à 20 kilomètres pour accéder aux zones forestières et établir leurs champs.

Cette situation traduit, selon ces sources, une pression croissante exercée sur les forêts autour de Bolobo par la production artisanale de charbon de bois, avec pour conséquence la disparition progressive du couvert forestier et la raréfaction du bois de chauffage.

L’ingénieur agronome a ainsi appelé à une meilleure protection des ressources forestières et à la promotion de solutions alternatives susceptibles de réduire la dépendance des ménages et des producteurs de charbon de bois aux bois issus des forêts naturelles.

 ACP/M A -K/I

Fil d'actualités

Sur le même sujet