Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- Les entrepreneurs ont été appelés à privilégier les crédits productifs susceptibles de générer des revenus et de renforcer leurs activités, lors d’une session de formation organisée par le département des hommes d’une église à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP jeudi des organisateurs.
« Le crédit est un bon outil, parce qu’il peut permettre de réaliser un projet plus rapidement. Mais il faudrait que ce crédit-là soit un crédit productif », a déclaré Espérance Nsarhaza, experte en inclusion financière, entrepreneuriat et développement.
Lors de cette troisième séance consacrée à l’éducation financière et à l’entrepreneuriat, Mme Nsarhaza a expliqué que l’épargne et le crédit constituaient deux outils complémentaires dans la réalisation des projets, soulignant que l’épargne permettait de construire progressivement une capacité financière, tandis que le crédit donnait accès à une somme importante dans un délai plus court.
« Vous pouvez faire les deux. Vous devez épargner. Vous pouvez aussi prendre des crédits », a-t-elle indiqué, précisant que le choix entre l’épargne et le crédit devait notamment tenir compte du besoin, de son urgence ainsi que de la durée du projet.
Selon Mme Nsarhaza, l’entrepreneur doit notamment déterminer si son besoin est à court, moyen ou long terme avant de choisir le mode de financement approprié.
Elle a, par ailleurs, recommandé aux entrepreneurs de bien évaluer le coût réel d’un crédit avant de s’engager, en tenant compte du taux effectif global (TEG) et des différents frais liés au financement, plutôt que de se limiter au taux nominal affiché par l’institution financière.
L’experte a également expliqué que les institutions financières s’appuyaient sur plusieurs critères pour évaluer une demande de crédit, notamment le caractère du porteur du projet, sa capacité de remboursement, son capital, les garanties proposées ainsi que les conditions liées au financement.
Elle a ainsi encouragé les entrepreneurs à préparer des dossiers solides, à présenter des projets cohérents et à fournir des projections financières réalistes afin d’améliorer leurs possibilités d’accès au financement.
De son côté, Serge Fortune Kayembe, deuxième responsable du département des hommes du Centre missionnaire Philadelphie Gombe, a indiqué que cette série de formations visait à responsabiliser les fidèles en renforçant leur connaissance dans les domaines de la gestion financière et de l’entrepreneuriat.
« Nous voulons encourager les hommes à ne pas se contenter de la seule prière, mais à enrichir leur foi par la connaissance et la formation », a-t-il dit, citant le passage biblique de 2 Pierre 1:5 qui recommande d’ajouter à la foi la science et la vertu.
Il a précisé que les formations portaient notamment sur la gestion budgétaire, l’épargne et le crédit, trois thématiques considérées comme complémentaires pour une meilleure gestion des ressources financières.
M. Kayembe a également appelé les hommes, les femmes et les jeunes de l’église à participer activement aux prochaines séances, estimant que l’éducation financière pouvait contribuer à améliorer la gestion des finances personnelles et familiales.
Le département des hommes du Centre missionnaire Philadelphie Gombe, créé en 2008, année de fondation de l’église, mène notamment des activités de formation, de sport et d’encadrement en vue de favoriser l’engagement des hommes dans la vie de l’église.
ACP/Ns/Ta

