Tanganyika : les bonnes pratiques agricoles au centre d’une formation organisée par la FAO

Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).- Les bonnes pratiques de production maraîchère ont été au centre d’une formation organisée par le programme des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à l’intention des structures qui accompagnent les producteurs agricoles dans la province du Tanganyika (Sud-Est de la République démocratique du Congo), selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.

« Nous avons appris beaucoup de choses : le choix de sites, la gestion des maladies, la gestion de l’eau, la gestion des ravageurs, la fabrication des produits fertilisant et bio pesticides. Comme nous travaillons à côté de producteurs, nous allons transmettre ces connaissances et veiller à leur mise en pratique pour qu’ils obtiennent de bons rendements », a déclaré John Lutumba, technicien agronome de la structure dénommée Solidarité pour les actions de développement au Congo (Sadec), cité dans le communiqué.

Selon la source, la FAO a réalisé un diagnostic auprès des producteurs agricoles avant le démarrage des séances pratiques, afin d’identifier les principales difficultés et contraintes liées aux pratiques culturales locales. Les résultats de ce diagnostic ont permis d’orienter les interventions et d’adapter l’accompagnement technique aux réalités spécifiques de chaque site, a précisé la source.

« Aujourd’hui, nous avons profité de la visite de la FAO pour montrer les différentes sortes d’insectes qui ravagent nos cultures et comment nous luttons contre eux à notre manière. Nous sommes très contents que la FAO vienne jusque dans nos champs pour détecter les problèmes et former nos encadreurs qui vont désormais nous guider afin d’améliorer notre rendement », a ajouté Augustin Mwamba, chef de groupe de producteurs Kazi à Zango. 

Le même communiqué a signalé que ces producteurs agricoles sont les bénéficiaires d’un projet d’assistance agricole d’urgence mis en œuvre par la FAO avec le soutien du Fonds humanitaire en RDC, soulignant que ce projet est une réponse humanitaire rapide à l’insécurité alimentaire qui s’aggrave dans l’Est de la RDC.

« Les ménages agricoles ont reçu des semences de qualité à cycle court afin d’obtenir une production alimentaire rapide et nutritive, des outils aratoires, des équipements agricoles, ainsi qu’un transfert monétaire inconditionnel qu’ils peuvent utiliser pour répondre à leurs besoins les plus urgents en attendant les premières récoltes », a précisé la même source.

« Les producteurs sont aujourd’hui en plein repiquage des premières cultures issues des semences reçues. La formation vient alors compléter ces appuis matériels en dotant les producteurs, à travers leurs encadreurs techniques, des connaissances nécessaires pour optimiser leur production et obtenir rapidement des aliments nutritifs en quantité suffisante », a souligné la source.

La FAO ambitionne d’étendre progressivement cette approche à l’ensemble des sites ciblés par le projet, afin de toucher 5.000 personnes grâce à des partenaires mieux formés.

« Cette formation consistait à renforcer les capacités des techniciens qui accompagnent les bénéficiaires de ce projet au quotidien et les encadrent techniquement. Nous en sommes à la phase de repiquage, le moment où les producteurs s’occupent de leurs plantes en pépinière et les repiquent dans les planches de culture. C’est le bon moment pour qu’ils acquièrent les connaissances leur permettant de repiquer de façon optimisée, grâce à l’encadrement des partenaires de mise en œuvre eux-mêmes bien formés. Cela est gage de rendements améliorés », s’est réjoui Adélard Esela, expert agronome de la FAO et spécialiste de l’approche champs-école des producteurs. 

Organisée du 06 au 13 août, cette formation s’inscrit dans le cadre du dispositif champ-école des producteurs (CEP), une approche participative de la FAO vouée au renforcement des capacités des producteurs agricoles dans les communautés.

À terme, cette approche devrait contribuer à améliorer l’autonomie des ménages agricoles dans la relance de leurs moyens de subsistance et  soutenir leur capacité à produire en obtenant des rendements satisfaisants, participant ainsi à l’amélioration de la sécurité alimentaire de façon durable en RDC.

ACP/M/M

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