KAFF 2026 : le cinéma au cœur de la reconstruction sociale en Afrique

Kinshasa, 21 août 2026 (ACP). – La deuxième édition du Kinshasa African Film Festival (KAFF), axée sur « le cinéma, levier de la reconstruction sociale en RDC et en Afrique », a été lancée dans la nuit de jeudi au Musée national de Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC).

« Le cinéma africain ne doit pas seulement raconter notre histoire, il doit aussi participer à l’écriture de notre avenir », a déclaré Jonas Nsele, directeur et organisateur du KAFF 2026, dans son mot de circonstance, en présence des autorités, des professionnels du cinéma, des artistes, des partenaires, des médias et des passionnés du septième art.

Selon lui, le choix de ce thème est lié à la nécessité de faire du cinéma un espace de dialogue, de mémoire, de transmission et de réconciliation dans une société confrontée à plusieurs défis sociaux, culturels et humains.

« Le cinéma constitue également un moyen de valoriser les identités africaines et de raconter une Afrique créative, résiliente, ambitieuse et capable de prendre en main son propre récit », a-t-il indiqué.

Le directeur et organisateur du KAFF 2026, cet événement ambitionne d’aller au-delà d’un simple festival de films en devenant un espace de rencontre, d’expression, de formation, de découverte et de valorisation des talents africains.

« Le festival offre notamment une plateforme aux jeunes réalisateurs, scénaristes, acteurs et techniciens pour présenter leurs œuvres, acquérir de nouvelles connaissances, créer des collaborations et rencontrer des professionnels du secteur », a expliqué Jonas Nsele.

De son côté, le directeur du Centre culturel congolais Zoo, Perck Ngoie, a exprimé la satisfaction de son institution d’être partenaire de cette deuxième édition, indiquant que le centre, actuellement en pleine transformation, aura l’honneur d’accueillir certaines activités du festival.

« Je salue l’initiative des organisateurs et j’estime que le KAFF permet de célébrer la beauté, la force et la richesse de la culture africaine à travers le cinéma », a-t-il fait savoir, avant d’inviter le public à découvrir les œuvres programmées.

Il a, à cette occasion, appelé les entreprises, les institutions, les partenaires privés, les organisations culturelles et les acteurs de la société à soutenir davantage le développement du cinéma local et africain.

« Soutenir le KAFF, c’est investir dans notre jeunesse, nos talents, notre culture et l’avenir de notre société », a-t-il affirmé.

Prenant également la parole, Rock Bodo a relevé que le cinéma ne se limite pas au divertissement, mais constitue un moyen d’expression permettant de raconter les histoires, de préserver la mémoire, de questionner les sociétés et de transmettre les valeurs.

« Le septième art peut devenir un espace de dialogue, un instrument d’éducation, un vecteur de cohésion sociale et un moyen de reconstruction des imaginaires africains. Reconstruire une société, c’est aussi reconstruire la manière dont elle se raconte », a-t-il déclaré.

La deuxième édition du KAFF s’inscrit dans une dynamique de promotion du cinéma africain et de valorisation des talents émergents. À travers les projections, rencontres et échanges prévus durant le festival, les organisateurs entendent renforcer les passerelles entre créateurs, professionnels, institutions, partenaires et public, tout en faisant du septième art un outil de dialogue et de reconstruction sociale en RDC et en Afrique.

ACP/M/LZN

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