Kinshasa : appel à une concertation pour protéger les agents d’un centre culturel public

Kinshasa, 17 août 2026 (ACP).- Un appel à une concertation a été lancé au ministère de la culture, arts et patrimoine et à son secrétariat général en République démocratique du Congo, par les personnels du Centre Culturel et Artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPAC), lors d’un point de presse organisé vendredi à Kinshasa.

« Le personnel du centre exige la tenue urgente d’une réunion de concertation entre le ministère de tutelle, le Secrétariat général, le ministère du Budget et la Fonction publique afin de protéger ses droits et de garantir la légalité et la transparence des agents effectivement en service», a déclaré Remy-Césaire Tshiamala chargé des médias du CCAPAC.  

« L’officialisation du décret modifié pour stabiliser le cadre organique du centre ; l’ordonnance de nomination de la Direction générale et du Conseil d’administration garantissant une gouvernance légitime et régulière ; la suppression des arrêtés de nomination pris par la ministre de la Culture afin d’éviter toute confusion administrative et hiérarchique », a-t-il énuméré.

Selon Tshiamala, cette réunion de concertation a pour but de garantir la légalité, la transparence et les droits des agents effectivement en service.

« Nous le personnel, nous voulons que cela se gère dans une concertation avec les personnes concernées pour que l’on sorte définitivement de ce flou et qu’on fasse les choses correctement. Je continue de le dire, que ce pays a besoin de se forger sur des choses correctement faites », a-t-il martelé. 

Pour sa part, Christine Ndele, assistante principale du directeur général et chargée de la communication interne du CCAPAC, a présenté l’historique de cet établissement public et a dénoncé les difficultés rencontrées par son personnel.

Elle a, par ailleurs appelé les plus hautes autorités à intervenir afin de régler le différend dans un climat apaisé et conforme à la légalité.

« Aujourd’hui j’en appelle à vous, aux plus hautes autorités de notre pays, à Son Excellence monsieur le Président de la République, chef de l’État, monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le garant de la nation et donc des droits des citoyens congolais. J’en appelle à Son Excellence madame la Première Ministre, cheffe du gouvernement », a-t-elle dit.

Et de renchérir : « Je crois que le ministère de la Culture fait partie du gouvernement de la République et que madame la Ministre en fait partie. Et je demande quand même que l’on rappelle certaines choses à l’ordre et qu’on les remette dans leur contexte, dans la légalité ».

Outre, elle a indiqué que leur mécanisation devait intervenir prochainement, mais qu’un courrier du cabinet de la ministre de la Culture aurait demandé le blocage de leur paie.

« Donc nous sommes ici, comme je l’ai dit, pour défendre nos droits, tout simplement ce à quoi nous avons droit. Mais si nous les méritons, si l’État nous les doit, et l’État le reconnaît, je ne vois pas comment le cabinet de madame la ministre de la Culture va dire le contraire », a précisé Christine Ndele. 

Pour clore, le personnel du CCAPAC ‘‘Grand Tambour’’ a dénoncé une ‘‘tentative de déstabilisation’’ de son fonctionnement, à la suite d’une demande d’installation de nouveaux responsables. ACP/NM/SHM

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