Kinshasa, 20 octobre 2026 (ACP).- La protection des espaces récréatifs et leur accessibilité aux familles ont été remises au centre des préoccupations à Kinshasa, à la suite de restrictions d’accès dénoncées sur l’ancien site Baobab, situé près du Beach Ngobila, dans la commune de la Gombe, en République démocratique du Congo (RDC).
« La privatisation de l’espace Baobab, près du Beach Ngobila, nous a privés d’un lieu de détente gratuit où nous nous retrouvions en famille, à l’ombre. Nous demandons à l’État congolais de poursuivre ses projets de modernisation et d’embellissement sur d’autres sites, car il ne nous reste presque plus d’espaces pour nous récréer et nous abriter », a déclaré Djimy Nkosaba, un usager de cet espace public.
Selon lui, la fermeture de cet espace au public prive les habitants d’un lieu de détente accessible gratuitement et les contraint à se tourner vers des terrasses payantes.
« On nous a dit que l’accès à l’espace n’est plus libre pour le public. Or, ce baobab n’est pas un arbre ordinaire, il représente notre histoire et notre mémoire. Nous demandons seulement qu’il reste accessible, car c’est un patrimoine pour tous les Kinois», a plaidé M. Nkosaba.
Pour cet usager, l’accès à la nature et aux espaces culturels ne devrait pas être un privilège réservé à une catégorie de la population, mais une possibilité offerte à tous les habitants de la capitale.
Il a également exprimé ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme une réduction progressive des espaces collectifs au profit d’intérêts commerciaux privés.
« En tant que citoyen, je constate avec amertume que la métamorphose de nos paysages urbains au profit d’intérêts commerciaux privés grignote peu à peu ce qui devrait appartenir à la collectivité. Lorsque ces havres de paix disparaissent au profit de concessions exclusives, c’est le tissu social même de notre communauté qui s’effiloche, nous laissant sans alternative pour respirer au milieu du tumulte de la ville », a-t-il déclaré.
M. Nkosaba a appelé les décideurs à accorder une attention particulière aux espaces de partage dans les projets de modernisation urbaine. Selon lui, le développement d’une métropole ne se mesure pas uniquement au nombre d’immeubles privés construits, mais également à la qualité des lieux publics mis à la disposition de la population.
« Une ville qui étouffe ses espaces publics est une ville qui sacrifie le bien-être de sa jeunesse et de ses familles », a-t-il soutenu, plaidant pour la protection durable de ces lieux.
Il a enfin exprimé l’espoir de voir les préoccupations des usagers du Beach Ngobila prises en compte afin de préserver les espaces de détente et de fraîcheur encore accessibles dans la commune de la Gombe.
L’espace Baobab du Beach, également appelé ‘‘Grand Baobab’’ du Beach Ngobila, était un site à vocation historique, culturelle et environnementale situé à proximité du Beach Ngobila, dans la commune de la Gombe. ACP/S TJ/I I/BA

