Kinshasa, 27 août 2026 (ACP) .-L’ouvrage intitulé ‘‘La photo comme écriture’’ qui retrace le passé évolutif de la photographie et appelle les congolais à la responsabilité pour raconter l’histoire de la photographie en République démocratique du Congo, a été porté sur les fonts baptismaux mercredi, lors d’une conférence tenue à Kinshasa.
« Nous voulons que l’histoire de la photographie congolaise soit écrite par des congolais. Retenir que la photographie congolaise dès son origine jusqu’à aujourd’hui à 4 vagues», a dit l’auteur de l’ouvrage, le photographe Baudouin Bikoko
Pour lui, ce livre documente l’histoire de la photographie faite par des congolais dès 1925 et explique aussi le changement de la perception de l’homme noir contrairement à l’image négative véhiculée par la photographie au Congo faite par les occidentaux.
« Ce qui nous intéresse c’est la photographie congolaise, celle-là qui est faite par des congolais. Parce que quand les congolais prennent l’appareil photo pour pouvoir immortaliser les images des congolais, cette image a changé. La naissance de la photographie congolaise a d’une manière inconsciente, une volonté de corriger la photographie au Congo. De donner une vraie image du kinois et du congolais», a-t-il soutenu.
À travers ce livre de plus de 100 pages, l’auteur montre également les vagues qui ont contribué à l’écriture de cet art au Congo dont la première par quelques précurseurs avec Samuel Lema, Antoine Fretas et Timothée Tshidibi, ensuite celle des studios photos avec Jean Depara et Ambroise Ngayimoko. Diogo, Santos et photo gentil. L’autre vague est celle de la nouvelle direction avec des photos transformées conduite par Samy Baloji, Simon Tshiamala, Kiripi Katembo et Baudouin Bikoko.
La dernière vague est celle des académiciens ayant apprise les techniques de la photographie dans la filière de communication visuelle et du Master de trois ans qui a donné naissance au département de la photographie à l’académie des beaux-Arts.
Il a fait savoir que ceux-ci ont considérablement contribué à l’évolution de cet art en intégrant de l’imagination«Au départ la photo était figurative et puis elle est devenue artistique, c’est une avancée majeure. Puis il y a la créativité des jeunes. Donner naissance à des choses qui leur viennent de leur propre imagination. La photo n’est pas seulement faire un portrait ou faire une fête de mariage. La photo est aussi maintenant photomontage, photo mélangée avec des dessins, des peintures et collage. Des avancées sur le plan technique»
Cet ouvrage qui retrace l’histoire de photographie, rappelle également à quel moment les congolais se sont appropriés l’image, il y a déjà 100 ans.
Sa présentation est intervenue dans le cadre de la première édition du festival Congo photo international (FECOPHI) qui met en lumière la mémoire de l’époque coloniale sous un regard contemporain tout en célébrant et valorisant l’image.
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