Kinshasa: ‘‘Nuit des légendes de la Rumba’’ qualifiée d’une courroie de transmission du patrimoine

Kinshasa, 12 août 2026 (ACP).- La ‘‘ Nuit des Légendes de la Rumba’’, organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), en prélude au Festival international des étoiles (FIET), a été qualifiée de courroie de transmission du patrimoine musical congolais à la génération future, selon  un opérateur culturel abordé mercredi par l’ACP.

 « Cette soirée, organisée à l’Hôtel Fleuve Congo, à Kinshasa, par l’honorable Serge Kayembe, à travers ce festival, a permis de transformer la mémoire de la rumba congolaise en un véritable patrimoine vivant, en réunissant plusieurs de ses grandes figures », a affirmé Mwèné Eddy Ngombé, président de l’association ‘‘ Culture Congo Avenir’’.

Il a notamment cité  les musiciens : Jannot Bombenga, Faya Tess, Cosmos Moutouari, Papy Tex, Dilu Dilumona, Canta Nyboma, Théo Blaise Kounkou, Wuta Mayi, Malage, Reddy Amisi, Mbilia Bel, Souzy Kasseya, Maïka Munan et Pépé Félix Manwaku, qui ont partagé la scène au cours de cette longue nuit musicale.

La soirée, ouverte par le groupe Saba Music, a particulièrement retenu l’attention de M. Ngombé, qui a salué la prestation de la chanteuse  Sarah Losala Tatu, présentée comme une jeune voix et une personnalité artistique à suivre.

M. Ngombé a également relevé la prestation de Sandra Mpongo, fille de la regrettée chanteuse congolaise Mpongo Love, estimant que sa présence a constitué un trait d’union entre l’héritage d’une grande figure de la musique congolaise et une nouvelle génération d’artistes.

Accompagnés par l’orchestre Saba Music, les artistes ont, selon lui, fait revivre, à travers leurs différents répertoires, une partie de l’histoire de la musique congolaise, devant plusieurs personnalités politiques, culturelles et artistiques.

Parmi les temps forts de la soirée, Mwèné Eddy Ngombé a évoqué les échanges entre Faya Tess et Mbilia Bel, ainsi que le duo formé par Cosmos Moutouari et Faya Tess, qui, a-t-il estimé, ont illustré la capacité de la rumba à rapprocher les générations et à transcender le temps.

 La rumba vit, la rumba vivra

Pour Mwèné Eddy Ngombé, la reconnaissance de la rumba congolaise comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO constitue non seulement une fierté, mais également une responsabilité collective.

Cette reconnaissance, a-t-il souligné, impose de documenter les parcours des artistes, de préserver leurs œuvres, de transmettre les savoirs et de garantir aux pionniers de la musique congolaise les conditions nécessaires pour vieillir dans la dignité.

Fort de plus de trente années d’engagement dans le secteur culturel et de la production musicale, notamment au sein de TAMARIS, l’opérateur culturel brazzavillois a estimé que le patrimoine ne peut demeurer uniquement dans les discours, mais doit se traduire par des actes concrets.

Il a, à cet égard, salué la contribution des initiatives privées, à l’instar du FIET, dans la création d’espaces consacrés à la reconnaissance, à la transmission et à la visibilité des artistes.

« N’attendons pas les hommages posthumes. Honorons nos légendes de leur vivant », a-t-il plaidé, tout en félicitant Serge Kayembe et le FIET pour cette initiative consacrée aux grandes figures de la rumba.

« La rumba vit,  la rumba vivra », a conclu Eddy Ngombé, appelant à la poursuite des actions destinées à préserver et à transmettre cet héritage musical aux générations futures.

ACP/Kay

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