Kinshasa, 26 août 2025 (ACP).- La chanson « Parafifi », parue en 1953 signée Joseph Kabasele et interprétée par l’orchestre African Jazz est aujourd’hui considérée comme l’un des plus grands classiques de la musique congolaise moderne, a appris l’ACP mardi d’un acteur culturel.
«« Parafifi », est la plus belle chanson d’amour de la musique congolaise moderne. Chanson culte, une rumba intemporelle et intergénérationnelle. Un classique. En créant cette année-là le premier orchestre congolais de musique moderne, l’African-Jazz, Kallé vient d’offrir, au-delà du Pool-Malebo, au continent africain, sa musique moderne de variétés de danse qui lui manquait tant à travers « Parafifi« », a déclaré Audifax BEMBA,
Enregistrée aux Éditions Opika, cette rumba demeure une œuvre culte, saluée comme l’une des plus belles chansons d’amour de son époque, traversant les générations sans perdre de sa fraîcheur artistique.
Cette année-là, Kabasele, dit Grand Kallé, fonde le premier orchestre congolais de musique moderne: African Jazz. À travers ce groupe, il offre à l’Afrique une nouvelle forme de musique urbaine de danse, influencée par les styles occidentaux mais ancrée dans les sonorités africaines.
L’enregistrement de « Parafifi » a marqué également l’émergence du jeune guitariste Nico Kasanda, âgé de 14 ans à l’époque. Celui-ci révolutionne l’approche de la guitare congolaise, supplantant l’influence de Zacharie Elenga alias Jimmy l’Hawaïen. Selon le saxophoniste Manu Dibango, suivi sur la radio Africa N° 1 il y a quelques années, «C’est Nico Kasanda qui a dompté cet instrument d’origine espagnole et lui a donné son jeu africain qu’on lui connaît aujourd’hui ».
ACP/ODM

