La musique afro-cubaine préservée de son identité, la congolaise éloignée de son essence (Un analyste culturel)

Kinshasa, 26 août 2025 (ACP).- Les musiques congolaises moderne et afro-cubaine, ont fait l’objet mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, d’une analyse d’un acteur culturel, estimant dans une réflexion transmise à l’ACP, que la première a tendance à devenir une musique machine et la deuxième conserve son identité originelle.

«La musique afro-cubaine a conservé sa fidélité à son identité originelle et a préservé son authenticité au XXIᵉ siècle, loin de la programmation électronique et de la musique assistée par ordinateur (MAO)», a affirmé Audifax Bemba, analyste culturel, ajoutant que: «la rumba congolaise devait de même garder son originalité». 

En établissant un parallèle avec la musique congolaise, il a regretté que cette dernière se soit éloignée de son essence.

 « La musique congolaise moderne, quelquefois indéfinissable dans son contenu comme dans son contenant, a ressemblé à un bateau ivre. Elle a été moins belle, et de très loin, que celle des années 1950-1960», a-t-il déploré.

«1h20mn de musique afro-cubaine authentique en 2025, sans la moindre trace de programmation électronique. L’identité d’une musique légendaire a été préservée, son âme assurée, sa personnalité garantie», a-t-il expliqué.

Pour Bemba, la force de la musique afro-cubaine a résidé dans sa capacité à rester dans son jus et sa continuité, malgré la proximité géographique de Cuba avec les Etats-Unis et l’émergence du reggae.

«La musique afro-cubaine a gardé son âme et sa personnalité, en dépit des influences extérieures», a-t-il insisté.

«Si l’évolution de la musique congolaise a été à ce prix-là, alors vous, vous pouvez la garder, je n’en aurai pas voulu», a conclu Audifax Bemba. 

ACP/ODM

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