Kinshasa, 07 février 2026 (ACP). – Kinshasa, 07 février 2026 (ACP). – Le projet musical « Exil Ley », produit par les éditions « Tamaris » de Brazzaville , a été présenté comme une œuvre majeure retraçant l’exil artistique et politique du chanteur Tabu Ley Rochereau, a appris l’ACP samedi d’un administrateur des éditions Tamaris joint depuis Kinshasa en République démocratique du Congo.
« +Exil Ley+ est une œuvre qui témoigne de l’exil, de l’engagement et du parcours artistique de Tabu Ley, dans un contexte où l’art et la politique étaient étroitement liés », a déclaré Eddy Ngombé, président de Culture Congo Avenir.
Selon lui, ce projet s’inscrit dans une relation de longue date entre Jean-Pierre Ngombé, fondateur des éditions Tamaris, et Tabu Ley Rochereau, une relation qui remonte à 1964, à la suite d’une introduction par Pamelo Mounk’a.
« Cette relation, d’abord fondée sur une admiration artistique, s’est progressivement transformée en un lien personnel et durable. Au fil des années, Jean-Pierre Ngombé a accompagné l’artiste et sa famille durant la période d’exil, facilitant notamment le déplacement vers la France de plusieurs enfants de Tabu Ley, aux côtés de son épouse, Mundi », a- t-il fait savoir.
Fondée à Paris en 1988, la maison de production Tamaris avait pour objectif de créer un cadre artistique favorable à la production des œuvres de Tabu Ley, alors confronté à des difficultés politiques limitant son retour au pays.
« Après plusieurs années de travail, l’album Exil Ley est sorti en 1993. Il comprend notamment le titre “Le glas a sonné”, considéré comme un message politique fort, reflétant le vécu de l’artiste en exil. Les arrangements musicaux ont été assurés par Maïka Munan, tandis que les clips ont été réalisés par Mahmoud Boujnah, conférant à l’œuvre une portée artistique et visuelle significative », a- t-il expliqué.
En République démocratique du Congo, la distribution et la promotion de l’album ont été prises en charge par Eddy Ngombé, alors directeur aux éditions Tamaris, dans un contexte marqué par la censure.
Ce projet constitue l’une des dernières grandes productions artistiques de Tabu Ley Rochereau avant son retour au pays et son engagement politique, tout en consolidant son statut de figure emblématique de la musique congolaise. ACP/UKB

