Les langues maternelles, outils de transmission des connaissances agricoles selon une experte

Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).- La première édition du Festival des langues maternelles et diplomatie agricole a été clôturée vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avec l’ambition de valoriser les langues maternelles comme outils de transmission des connaissances et de développement agricole.

« Les trois journées d’échanges, de formation et de réflexion ont démontré que les langues maternelles constituent non seulement un patrimoine culturel, mais également des outils essentiels de transmission des connaissances, de l’innovation et du développement agricole », a déclaré Yolande Longo, coordonnatrice de la structure Nsunga ya Congo.

« La modernisation de l’agriculture congolaise repose sur des filières mieux organisées, le renforcement des compétences, des partenariats solides et un meilleur accès aux marchés », a-t-elle ajouté.

Selon cette experte, la clôture de ce festival marque le début d’une nouvelle étape, invitant les participants à reprendre en chœur le slogan : « Notre mission commence ».

Mme Longo a indiqué que les principaux acquis de cette première édition portent notamment sur l’adoption de la déclaration de Kinshasa, la présentation du manifeste de la jeunesse agricole congolaise ainsi que le lancement de la CIDAA, une société coopérative destinée à assurer la formation continue des ingénieurs, techniciens et formateurs agricoles, afin d’accompagner durablement la structuration des filières.

D’après elle, chaque participant est appelé à devenir un ambassadeur de cette dynamique, en transformant les idées issues du festival en initiatives, partenariats et résultats concrets au service des producteurs agricoles et du développement de la RDC.

Des recommandations pour promouvoir une agriculture inclusive

Lors de  cette clôture, les participants ont prêté un serment collectif en faveur du développement agricole de la RDC.

Convaincus que la terre et les langues nationales constituent des leviers essentiels du développement, ils se sont engagés à servir l’agriculture congolaise avec compétence, intégrité et responsabilité.

Le serment met l’accent sur la promotion des langues nationales comme outils de formation et de diffusion des innovations agricoles, le renforcement des connaissances, de la recherche et de l’innovation, ainsi que le respect des normes de qualité, de traçabilité et de protection de l’environnement.

Ils ont également promis de soutenir la structuration des filières agricoles, de favoriser la transformation locale, la création de valeur ajoutée et l’accès aux marchés, tout en encourageant la participation des jeunes et des femmes.

Ils ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble, au-delà des institutions et des différences, afin de bâtir une agriculture inclusive, compétitive et durable.

À travers ces recommandations, ils ont exprimé leur ambition de faire des filières agricoles un moteur de croissance, de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de prospérité partagée, avec pour objectif de faire de la RDC une grande puissance agricole.ACP/O/ MN

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