RDC : un appel à la réflexion sur la photographie depuis l’époque coloniale 

Kinshasa 23 août 2026 (ACP).- Un appel sur la réflexion de pratique professionnelle de la photographie depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours en République démocratique du Congo a été lancée, samedi, lors l’ouverture d’une exposition dans le cadre de la première édition du festival Congo photo international (Fecophi) à Kinshasa, a constaté l’ACP.

« Cette exposition placée sous le thème « mémoire en lumière de l’ombre coloniale à la vision contemporaine » voudrait nous inviter à réfléchir ou à regarder dans notre passé. Ce sujet de réflexion s’oriente non pas à la critique de la photographie coloniale mais plutôt dans la pratique de la photographie au Congo depuis l’époque coloniale jusqu’aujourd’hui», a déclaré Jackson Tshisekedi, président de ce festival.

Initié une année après le centenaire de la photographie congolaise célébré en 2025, cet événement a mis en exergue les œuvres montrant les traces de l’évolution de cet art en République démocratique du Congo « C’est une exposition qui regorge d’informations sur notre histoire. Nous l’avons initié pour montrer le chemin à d’autres», a-t-il soutenu.

Félicitant le travail réalisé quant à la mise en avant de la photographie congolaise notamment sur son éclosion et son évolution, le photographe Baudouin Bikoko a émis le vœu de voir cette initiative perdue dans le temps.  

« C’est vraiment une très bonne chose. Fecophi est un bon départ à Kinshasa pour que les photographes puissent se retrouver. Il a d’un côté l’aspect esthétique et l’aspect historique. C’est vraiment une très bonne chose, je croise les doigts pour que ça puisse très bien continuer», a-t-il affirmé.

20 photographes ont présenté leurs clichés décrivant parfois les différentes traditions dans le monde, interrogeant la société actuelle sur l’immigration, la protection de l’environnement aussi sur la thématique de la mémoire collective. « La photo en soi c’est toujours une question de mémoire. Même les photos qu’on fait aujourd’hui il faut les conserver, les archiver parce que c’est cela qui va faire notre mémoire demain. On peut attirer le public par le côté esthétique de la photo et aussi par le côté historique de la photo», ajouté M. Baudouin Bikoko 

Un festival pour promouvoir les réalisations des jeunes photographes

Par ailleurs, cette première édition du festival consacrée uniquement aux œuvres photographiques, a été vue comme un espace de visibilité pour les jeunes. « En que seule retenue après appel à candidature au Congo, participer à cet événement permet à ce que mes œuvres soient vu monde», a dit la photographe Jordana Nkutula qui exposait avec une série des photos d’art abstrait 

Cette première édition va se poursuivre avec les formations des jeunes photographes au centre culturel Le zoo. Une journée d’échange est prévue avec les encadreurs de ces sessions des formations pour donner plus de perspectives aux jeunes photographes.

ACP/KALO/JD

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