RDC : un écrivain explore les blessures de l’exil dans l’ouvrage « l’inabouti »

Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).- Les  répercussions de l’exil sur l’être humain ont été explorées dans  l’ouvrage « L’Inabouti », d’un écrivain de la République démocratique du Congo (RDC) qui s’interroge sur la mémoire, la perte, la séparation, le silence et les blessures individuelles et collectives, selon sa note d’information consultée vendredi par l’ACP.

« Les répercussions de l’exil sur l’être humain et l’exclusion des minorités et des personnes vulnérables révèlent des fractures qui dépassent les frontières et les appartenances », a écrit Fidèle Mabanza dans sa note.

À travers une écriture poétique, l’auteur considère l’expérience migratoire comme une source de connaissance de la condition humaine dont la poésie devient  un moyen d’appréhender ce qui échappe aux concepts et au langage.

Il a mis en avant  le corps, le silence, la mémoire, les blessures ainsi que les liens invisibles qui façonnent l’existence.

Loin de se limiter à un témoignage sociologique sur la migration, « L’Inabouti » donne forme à la dépossession, à la fragmentation, à la perte et à la survivance.

« L’écriture permet à Fidèle Mabanza de réfléchir au rapport de l’être humain au monde et à lui-même, tout en rendant perceptible ce qui demeure difficile à exprimer par les mots », a souligné l’auteur.

Son récit aborde également la mort d’une mère vécue à distance, une expérience qui conduit l’auteur à interroger  sur le temps, la mémoire et le devenir.

 Cette douleur personnelle rejoint une dimension collective à travers l’évocation de la blessure des femmes congolaises confrontées aux guerres et aux violences.

Inspiré notamment par  l’œuvre « La Force des femmes »  du docteur Denis Mukwege, « L’Inabouti »  donne une voix singulière à l’expérience du viol, sans prétendre parler à la place des victimes.

L’ouvrage examine les conséquences de cette violence sur le corps, la dignité et la mémoire, tout en inscrivant cette réalité dans une perspective historique et politique.

L’expérience de l’exilé devient ainsi le miroir d’une condition humaine universelle, caractérisée par les pertes, les séparations, les recommencements et la quête permanente d’un lieu où être pleinement soi-même.

« L’Inabouti »  apparaît, de ce fait, comme une méditation sur l’inachèvement de l’existence.

L’être humain y est présenté comme un être toujours en devenir, marqué par ce qui lui manque, mais également par ce qu’il continue de chercher.

ACP/K/ MN

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