Rumba congolaise : l’engagement de Sam Tshintu salué dans un ouvrage

Kinshasa, 14 juin 2026 (ACP)- L’engagement du chanteur de la République démocratique du Congo (RDC), Sam Tshintu, pour la transmission du patrimoine rumba,  a été salué dans l’ouvrage intitulé ‘‘Le Carnet d’Eddy, Chroniques d’une passion culturelle’’, appris l’ACP dimanche de son auteur.

« Sam Tshintu fait partie de ces hommes qui consacrent leur vie à la rumba, non seulement comme artiste, mais aussi comme passeur de mémoire. Son engagement s’inscrit dans une volonté permanente d’entretenir, de promouvoir et de transmettre ce patrimoine musical qui constitue l’une des plus grandes richesses culturelles des deux Congo », a déclaré Eddy Ngombé Mwéné, auteur dudit livre.

Dans cet ouvrage, l’auteur retrace le parcours artistique du chanteur, marqué par son passage au ‘‘Quartier Latin International’’ de Koffi Olomidé puis le ‘‘Quartier Latin Academia’’

« Découvert au sein du Quartier Latin International de Koffi Olomidé, où il a évolué durant plusieurs années, Sam Tshintu, alias Monsieur Samuel, a ensuite participé à l’une des aventures musicales les plus marquantes des trois dernières décennies avec Quartier Latin Academia, contribuant à écrire une page importante de l’histoire de la rumba congolaise », a-t-il ajouté.

La source a également indiqué que le chanteur parcourt le monde depuis plusieurs années pour valoriser les anciens et rappeler leur apport à la culture congolaise, précisant par ailleurs que Sam Tshintu fait vivre la mémoire de la rumba à travers son concept Rue de la Rumba.

« Pour ma part, j’éprouve pour lui un véritable intérêt. Au-delà de ses qualités artistiques reconnues, j’apprécie l’homme, sa fidélité à ses convictions et son respect des anciens », s’est dit Eddy Ngombé Mwéné.

L’auteur a également rappelé la connivence née de leur passion partagée pour la rumba en ces termes : « Depuis plusieurs décennies, nous partageons une réelle complicité, nourrie par notre passion commune pour la rumba et, sans doute, par cet esprit particulier propre aux natifs du Taureau ».

Appuyant ses dires, Eddy Ngombé Mwéné a, pour ce faire, invité les mélomanes des deux rives du fleuve Congo à redécouvrir Sam Tshintu à travers deux interprétations : Sénégal de Sam Mangwana paru en 1992 à l’occasion de la CAN au Sénégal et Adolo Timbi d’Empompo Loway publié en 1986, relevant que ces deux œuvres produites par les Éditions Tamaris témoignent, selon lui, de « la qualité de sa voix, sa sensibilité artistique et son attachement à la grande tradition de la rumba ».

Sam Tshintu demeure, a conclu Eddy Ngombé Mwéné, « l’un de ces rumbeiros qui ont choisi de faire de la passion, de la mémoire et de la transmission un véritable sacerdoce ».

En solo, Sam Tshintu compte à son actif plusieurs albums dont Eyoma, Sacrifices, Quatre coins Kandala et Le Rumbero, ainsi que plusieurs singles dans lesquels il s’est distingué par une technique vocale séduisante.

ACP/ STJ (SP)/Isr 

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