Tenu d’un concert spectacle de slam relatant le quotidien des Congolais

Kinshasa, 14 septembre 2026 (ACP).- Les affres de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont été au menu d’un concert de slam au centre Wallonie-Bruxelles, lors de la clôture de la neuvième édition de la grande rentrée littéraire, selon un communiqué parvenu lundi à lACP.

 « Alors, le spectacle que nous venons de livrer, c’est un spectacle que nous sommes partis du contexte où nous sommes, c’est la rentrée littéraire alors on a voulu adapter quelque chose par rapport à la rentrée littéraire. Donc nous avons commencé par faire de la poésie ambulante sur la rue jusqu’à ce que nous puissions nous conduire vers la scène. Quelque part dans notre création, nous avons dû prendre des textes de certains écrivains, vu que c’est la rentrée littéraire et puis voilà, on est partis », a déclaré Olivier Tchiteya, président du collectif Minzoto dans ce communiqué.

Selon lui, une volonté de dépasser le contexte de guerre en imaginant et en faisant rêver à un avenir meilleur après la guerre, construit collectivement.

 « En ce qui concerne, la partie Est, en fait  nous chantons la petite chanson d’après la guerre. Nous sommes dans une démarche où nous créons un imaginaire, nous créons un avenir qui peut nous aspirer. Donc nous créons ce futur auquel nous pouvons faire rêver, et nous-mêmes nous rêvons de ce futur-là, et nous faisons rêver le public de ce futur-là et ensemble nous essayons de marcher vers ce futur. Donc c’est ce que nous essayons de créer, c’est ce que nous essayons de vendre dans cette musique, dans cette beauté, dans cette poésie », a-t-il ajouté

D’après Olivier Tchiteya, président du collectif Minzoto, ce spectacle s’inspire également du quotidien des Congolais.

La création mêle la poésie ambulante, textes d’écrivains et créations originales, avec une démarche visant à partager la beauté, la musicalité et la parole avec le public.

 « Certaines de nos créations, donc certains de ces textes sont partis de ces textes que nous avons lus de grands auteurs, voilà, et puis on a créé certains

textes. Donc nous étions dans la ville de Kinshasa, nous étions à Goma, nous étions sur toute l’étendue de la République et nous avons partagé le mot jusqu’à venir à la fin partager ces dernières gouttes de beauté, de mélodie et de musicalité qu’on a dû partager avec le public », a-t-il poursuivi.

Pour lui, le slam est avant tout une forme de poésie, une expression personnelle partagée avec le public, une « flamme généreuse » qui se retrouve entre les mains et entre les pages.

 « Le slam c’est d’abord une poésie, cette poésie permanente indispensable qui est l’extension de soi, qui est une partie de nous que nous partageons avec le public, c’est une flamme généreuse, tout autant de définitions qu’on peut donner comme ça. Le slam c’est cette poésie-là que nous avons entre les mains et entre les pages », a précisé M. Olivier Tchiteya

Par ailleurs, les textes de ce spectacle de slam est une performance poétique engagée, mêlant amour, art, espoir et dénonciation de la guerre en République démocratique du Congo.  Dans une première partie, les poètes célèbrent l’amour et la beauté à travers des images romantiques et littéraires. Il présente la poésie comme un moyen de partager les émotions, de célébrer la vie et de créer de la beauté malgré les difficultés.

Tout en évoquant les morts, les violences, les viols, les déplacements, la faim et les souffrances des populations. Il exprime sa colère face à cette situation et rend hommage aux victimes ainsi qu’aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). ACP/NM

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