Un festival de slam prévu à Lubumbashi pour valoriser les talents féminins

Kinshasa, 2 novembre 2025 (ACP).- Mettre en lumière les talents féminins à travers l’art du slam a été retenu comme l’objet central de la première édition du festival  » Slam Fémina », prévue du 13 au 14 novembre à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon les organisateurs joints par l’ACP.

« La vision est de mettre en lumière le talent des femmes à travers l’art du slam, de créer un espace de parole pour les femmes afin de renforcer le lien social. Le but, c’est de donner la parole aux femmes à travers l’art du slam », a indiqué Jenny Munyongamayi, directrice du festival.

Selon elle, ce festival n’est pas qu’un événement artistique : il s’agit aussi d’un projet social qui milite pour la cause des femmes.

« Le festival, étant culturel et social, prévoit des descentes dans les prisons afin de donner la voix aux femmes qui s’y trouvent et d’élargir sa vision en tant que festival communautaire. Nous voulons rendre les femmes artistes plus professionnelles et visibles sur la scène du slam, au niveau national et international », a-t-elle fait savoir.

Placée sous le thème « Résilience face aux coups de la vie », cette première édition entend offrir un moment de partage, d’émotion et de solidarité.

« Il ne s’agit pas d’une revendication ni d’une recherche de parité, mais d’un acte de résilience et de force. L’atmosphère sera riche et variée, portée par le croisement d’histoires venues d’ici et d’ailleurs. Ce sera une véritable expérience humaine », a souligné Mme Munyongamayi, précisant qu’au moins dix slameuses venues de plusieurs coins du pays, voire de l’étranger, sont attendues à cet événement.

« La sélection s’est faite à travers un appel à candidatures lancé depuis le mois de juillet (…).  Des artistes d’autres pays ont également été invitées, et plusieurs ont répondu favorablement à l’appel. L’artiste Mwassi Moyindo est annoncée comme invitée spéciale de cette première édition », a-t-elle expliqué.

Ce festival, à la fois culturel et communautaire, s’intéresse particulièrement aux femmes marginalisées, notamment celles vivant dans les maisons de retraite.

« Les fonds récoltés seront répartis en deux volets : une partie pour soutenir la pérennité du festival et l’autre destinée à des actions sociales en faveur des hospices ciblés de Lubumbashi », a-t-elle fait savoir.

Par ailleurs, l’une des particularités de cette édition réside dans une visite effectuée dans un hospice de vieillards de Lubumbashi, en prélude à l’événement.

Les organisateurs y ont passé trois jours d’échanges avec les pensionnaires, dans une ambiance de dialogue intergénérationnel.

Cette expérience inspirera une partie des spectacles présentés lors du festival.

ACP/C.L.

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