Kinshasa, 18 août 2025 (ACP).- Unir les jeunes artistes de différents domaines autour d’un message d’espoir afin de favoriser l’interconnexion dans le secteur artistique local, a constitué pendant six jours d’activités, l’objet du festival itinérant « Park Poetik», à Kinshasa, en République démocratique du Congo, a constaté l’ACP samedi, lors de la clôture dudit événement.
« À travers ce festival nous avons utilisé un message d’espoir pour ces jeunes qui manquent de confiance en eux parfois parce qu’ils ne sont pas soutenus, ne sont pas assez vus (…). L’idée c’était de créer de connexion et voir d’autres artistes qui existaient déjà pour les faire rencontrer, peut-être pour une production entre artistes et managers », a fait savoir Vanessa Mbuyi, coordinatrice du festival « Park Poetik » lors de la clôture de cet événement à l’Académie des Beaux-arts DE Kinshasa.
Elle a précisé : « le festival est un événement qui se passe dans la rue, nous avons voulu rencontrer les artistes pour savoir quelles sont difficultés qu’ils rencontrent. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de les croiseer sous la thématique « que signifie être ensemble pour toi ». Les objectifs de cette troisième édition ont été de faire des résidences dans des quartiers, notamment dans la commune de Mont-Ngafula au quartier musangu. L’idée pour nous c’était de faire une rencontre avec les habitants pour se découvrir et utiliser l’art comme outil d’expression ».

Marc Kanyinda, écrivain et encadreur dans le volet atelier littéraire de cet événement, a estimé que ce rendez-vous est une façon de contribuer à développement.
« L’organisation de ce genre d’activité qui a un message d’espoir peut contribuer au développement, dans le sens où les gens se forment dans l’ambiance, passent de beaux moments et se construisent », a-t-il dit.
Parmi les nouveautés cette année, le « Park Poetik» s’est étendu à d’autres disciplines artistiques dont la littérature. Un atelier a été organisé pour ce faire en faveur des plus jeunes dont l’âge varie de 12 à 15 ans.
Pour Josiane Mpolo, responsable de la structure « Enjeux solidaire », « « Park poetik » une occasion de se rencontrer autour de l’art. L’idée c’est de rencontrer, réunir les artistes pour pouvoir pallier ce qui bloque l’évolution de la culture. Mettre le savoir artistique ensemble et en partager».
Il sied de noter que ce festival a été initié en Belgique par l’artiste Daniel Toya, un ressortissant d’une commune de Kinshasa. Cette initiative est axée sur la réflexion collective, la préservation culturelle et la valorisation de l’art. Après trois premières éditions organisées à Kinshasa dont deux à Matete, l’équipe organisatrice ambitionne de dépasser la capitale congolaise pour aller à l’intérieur du pays ou faire une tournée. ACP/C.L.

