Kinshasa, 13 octobre 2026 (ACP/MAP).- le Maroc a appelé mardi à Genève le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à privilégier des solutions durables pour les populations des camps de Tindouf, exhortant les bailleurs à financer leur rapatriement volontaire, selonl’Agence marocaine de presse.
« Le monde ne peut plus supporter des situations de réfugiés qui se prolongent sur plusieurs décennies. Ces crises engendrent des conditions humaines inacceptables et condamnent des générationsentières à vivre dans un statut d’attente, sans horizon et souvent dans une extrême vulnérabilité », a déclaré Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’office des Nations unies.
A cet égard, il a cité le cas des camps de Tindouf, en Algérie, qui, malgré des milliards de dollars dépensés, continuent d’afficher les taux les plus alarmants de malnutrition, de vulnérabilité et de détournement de l’aide, comme le décrivent les rapports même des Nations Unies et plus particulièrement du HCR, comme ceux d’autres institutions ayant documenté ces dépassements.
Selon la source, ces camps entrent cette année dans leur sixième décennie, ce qui en fait la situation la plus ancienne dont est saisi le HCR, selon l’ambassadeur qui y voit une instrumentalisation politique sans lien avec les buts humanitaires du HCR.
« Le Haut-Commissaire avait alerté, le 25 septembre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU sur la dégradation des conditions de vie dans les camps de Tindouf et qualifié la situation d’intenable, insoutenable, et profondément, inhumaine », a rappelé M.Zniber.
L’ambassadeur a aussi évoqué une lettre datée du 2 septembre 2026, adressée aux parties concernées par le Haut-Commissaire, l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies et le Représentant permanent des États-Unis auprès de l’ONU à New York, appelant à la mise en œuvre sans délai de solutions durables pour les populations des camps.
«Cette missive, détermine désormais la position que les Nations Unies dans leur globalité veulent mettre en œuvre à l’endroit des populations des camps de Tindouf, leur offrant une alternative et un futur meilleur », a-t-il estimé.
Dans ce cadre, le diplomate marocain a souligné qu’il devenait d’une “urgence absolue” de mettre en œuvre des solutions durables pour les camps de Tindouf, une mise en œuvre désormais ouverte et possible grâce à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2025, qui définit la voie et les moyens de mettre un terme au différend politique régional sur la question du Sahara par l’application de l’autonomie.
Il a rappelé, à ce propos, l’appel sincère de Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux populations des camps de Tindouf à saisir “cette occasion historique pour retrouver les leurs”, le Souverain ayant réaffirmé que “les Marocains étant tous égaux, il n’y a pas de différence entre les personnes rentrées des camps de Tindouf et leurs frères installés dans le reste du territoire national”.
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