Kinshasa, 14 décembre 2026 (ACP).- La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a annoncé mercredi qu’elle va dissoudre la chambre basse peu après l’ouverture de la session parlementaire annuelle prévue la semaine prochaine, ont rapporté les médias internationaux.
«J’ai été informé par la première ministre Takaichi qu’elle va dissoudre. La Chambre basse au début de la session parlementaire ordinaire», a déclaré Hirofumi Yoshimura, coprésident du Parti de l’innovation du Japon.
Il a également précisé que, la première ministre compte tenir une conférence de presse lundi prochain pour expliquer sa décision.
En cas de dissolution de la chambre basse le 23 janvier, date d’ouverture de la session parlementaire ordinaire, la date la plus probable pour les élections serait le 8 février, selon plusieurs médias.
En réduisant au minimum la période entre la dissolution et les élections, Sanae Takaichi espère limiter l’impact du scrutin sur les débats parlementaires concernant le projet de budget pour le prochain exercice.
Son gouvernement a approuvé un budget record de 122.300 milliards de yens (environ 659 milliards d’euros) pour l’exercice fiscal qui commencera en avril, et elle s’est engagée à obtenir rapidement l’approbation parlementaire afin de lutter contre l’inflation et soutenir la quatrième économie mondiale.
Le PLD et le Parti de l’innovation ont retrouvé leur majorité à la chambre basse en novembre après le ralliement de trois députés au PLD. Mais la coalition reste minoritaire à la chambre haute.
« La première ministre espère qu’une plus ample majorité lui permettra de mettre en œuvre son programme de dépenses budgétaires plus «proactives» et pourrait également l’aider à sortir de l’impasse dans le conflit avec la Chine », a-t-il dit.
Les relations sino-japonaises se sont détériorées depuis que la Première ministre a suggéré en novembre que le Japon pourrait intervenir militairement si la Chine lançait une attaque contre Taïwan, l’île autonome dont elle revendique la souveraineté.
Sanae Takaichi est devenue en octobre dernier la première femme chef du gouvernement japonais. Son gouvernement bénéficie d’un taux d’approbation d’environ 70%. Mais sa coalition ne dispose que d’une faible majorité à la chambre basse du Parlement, ce qui entrave sa capacité à faire adopter son ambitieux programme politique. ACP/UKB

