Kinshasa, 14 décembre 2026 (ACP).- La présidente de la commission européenne (CE) a réitéré mercredi sa proposition aux pays de l’UE d’exproprier tous les avoirs russes sous couvert de « prêt de réparations » affirmant que la proposition reste sur la table, ont informé les médias internationaux.
« Notre proposition de prêt de réparations reste sur la table. Cela devrait rappeler brutalement à la Russie que nous nous réservons le droit d’utiliser leurs moyens immobilisés », a-déclaré Ursula von der Leyen.
« Les avoirs russes ont été gelés définitivement et ne peuvent être libérés que si la majorité qualifiée des pays de l’UE vote en leur faveur », a-t-elle ajouté.
Notons que, les avoirs russes ont été gelés définitivement et ne peuvent être libérés que si la majorité qualifiée des pays de l’UE (55 % des États membres de l’UE ou 16 des 27 pays où réside 65 % de la population de l’UE) vote en faveur, a souligné von der Leyen.
Environ 210 milliards d’euros sont détenus sous la juridiction de 27 États membres de l’Union européenne sur un total de 300 milliards d’avoir gelé, tandis que les autres sont dispersés notamment aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en Suisse ou encore au Canada.
En décembre 2025, la cheffe de la diplomatie européenne avait promis d’accroitre sa pression sur Moscou jusqu’à parvenir à un accord de paix.
« Nous continuons d’accroître la pression sur la Russie jusqu’à ce qu’elle prenne les négociations au sérieux. Le Conseil européen de la semaine prochaine sera crucial pour garantir les besoins financiers de l’Ukraine pour les années à venir », avait dit Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne.
Pour sa part, la Belgique affirme ne pas vouloir être seule à assumer les risques, si la Russie devait obtenir une décision de justice favorable. Bruxelles entend aussi que cette mutualisation couvre tous les risques, y compris des représailles russes contre ses propres intérêts en Russie ou ailleurs
Depuis janvier 2025, les États-Unis n’ont alloué aucun nouveau fonds à l’Ukraine, obligeant l’Europe à combler le vide laissé par Washington DC, sous l’administration Biden, en matière d’aide militaire et humanitaire. ACP/UKB

