Kinshasa, 1er décembre 2025 (ACP).- L’opposant politique camerounais et président du parti politique « Manidem », Anicet Ekane, en détention depuis le 24 octobre dernier est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Douala à l’âge de 74 ans, ont rapporté lundi, les médias internationaux.
« Anicet Ekane est décédé ce matin à Yaoundé, où il avait été transféré après son arrestation fin octobre à Douala », a déclaré Valentin Dongmo, vice-président du parti Mouvement Africain pour la nouvelle independence et la démocratie (Manidem). De son côté, l’avocat de cette figure de la gauche nationaliste camerounaise et soutien de l’opposant Issa Tchiroma a rappelé les problèmes respiratoires et cardiaques auxquels était confronté son client.
« L’état de santé précaire d’Anicet Ekane était bien connu, souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques. Dès le début, nous avions demandé à plusieurs reprises la prise en charge d’Anicet Ekane dans un hôpital en ville. Mais nous n’avons jamais eu de suite favorable à ces demandes », a expliqué Emmanuel Simh, avocat d’Anicet Ekane. « Nous en serons plus sur les causes de la mort à la suite du rapport médical qui sera établi par les médecins légistes », a-t-il ajouté. Par ailleurs, la porte-parole de l’opposant Issa Tchiroma Bakary a dénoncé lundi les conditions de la mort d’Anicet Ekane.
« Ce qui s’est passé est une honte nationale. Une honte nationale criminelle. Quel pays digne de ce nom prive-t-il un homme malade de l’oxygène qui le maintien en vie ? Aucun. Jamais. », a indiqué Alice Nkom, avocate d’Issa Tchirima Bakary. Pour rappel, quelques jours avant la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, l’opposant politique Anicet Ekane avait été interpellé chez lui aux côtés d’autres responsables politiques ayant publiquement soutenu la revendication de victoire d’Issa Tchiroma Bakary à la dernière élection présidentielle, pour une détention au Secrétariat d’État à la Défense à Yaoundé. Le parti Manidem avait dénoncé des arrestations abusives dont le but manifeste est d’intimider les Camerounais qui attendent que le verdict des urnes soit respecté. ACP/

